Milquet réprimande De Wever: Il y a de l'argent pour la lutte contre la radicalisation

27/01/14 à 06:40 - Mise à jour à 06:40

Source: Le Vif

La ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet souligne dimanche soir qu'elle a bien libéré de l'argent pour la lutte contre la radicalisation, réagissant à des allégations du bourgmestre anversois Bart De Wever énoncées lors de l'émission "Zevende Dag" de la VRT. Le bourgmestre de Vilvorde, Hans Bonte, avait également affirmé la semaine dernière dans une interview télévisée ne "voir aucune initiative" dans ce dossier.

Milquet réprimande De Wever: Il y a de l'argent pour la lutte contre la radicalisation

© Belga

Joëlle Milquet réfute ces critiques, ajoutant que cinq communes ont pu compter sur des subsides pour leur politique de prévention du radicalisme: Anvers, Malines, Bruxelles et Liège ont ainsi reçu 25.000 euros, tandis que Vilvorde a obtenu 52.000 euros. L'arrêté royal permettant ces subsides a été publié le 16 septembre dernier au Moniteur belge.

"Les communes peuvent décider elles-mêmes comment elles utilisent l'argent reçu pour la prévention du radicalisme. Comme le prévoit l'arrêté royal (article 6), 60% de la somme a été versée au moment de la publication au Moniteur belge. Le 18 décembre, Hans Bonte, bourgmestre de Vilvorde, a envoyé une lettre, co-signée par Bart De Wever, à la ministre pour la remercier des moyens supplémentaires mis à leur disposition".

De son côté, Bart de Wever a répété dimanche soir, par la voix de son porte-parole, que la ville d'Anvers "n'a toujours rien vu des moyens promis pour la déradicalisation pour l'année 2014". "Dans la pratique, cela signifie que le coordinateur pour la déradicalisation est entièrement payé actuellement par les finances de la commune", a précisé le porte-parole. Selon le bourgmestre d'Anvers, l'incertitude demeure par ailleurs grande autour des moyens promis vu que dans un récent document du cabinet de Mme Milquet, "on ne parle même plus d'engagement financier concret pour cette année". Bart De Wever ajoute qu'"un montant de 25.000 euros reste particulièrement relatif pour une ville comme Anvers". "La ville ne peut payer aucun fonctionnaire chargé de la lutte contre la radicalisation avec ce montant."

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