Mieux préparer sa fin de vie en exprimant ses souhaits

22/12/17 à 00:44 - Mise à jour à 00:45

Source: Belga

(Belga) Le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) recommande, dans une étude publiée vendredi, de mieux préparer la fin de vie en exprimant ses souhaits et préférences à temps. Le tabou qui règne autour de la mort et des soins à prodiguer empêche parfois les patients de recevoir des soins appropriés. Le KCE préconise que tant le grand public que les soignants soient sensibilisés sur ce sujet.

Les soins en fin de vie sont considérés comme "appropriés" s'ils répondent aux souhaits et préférences du patient et qu'ils lui apportent confort et qualité de vie, ressort-il de l'étude menée par le KCE auprès de prestataires de soins, de patients, de proches et de bénévoles. Or, les préférences de chacun varient: l'un préférera prolonger la vie par tous les moyens possibles quand l'autre voudra cesser les traitements et privilégier les soins de confort. Le patient doit dès lors indiquer ses souhaits à temps. "Ce qui pose problème car tant les patients (et leurs proches) que les soignants éprouvent beaucoup de difficultés à aborder le sujet de la mort qui approche", souligne le KCE. La démarche de planification anticipée des soins permettrait de résoudre ce problème. Il s'agit d'un "processus de concertation entre le patient, ses proches et les dispensateurs de soins pour définir une orientation commune des soins et des traitements à mettre ou non en ?uvre". Cette démarche "proactive et participative" devrait idéalement se faire avant toute maladie grave. Elle déboucherait sur une trace écrite consignée dans le dossier médical, ce qui permettra à tous les médecins concernés d'y accéder. Le patient pourrait changer d'avis à tout moment et les documents écrits ne seraient pris en compte que s'il ne peut plus indiquer sa volonté. Les soignants doivent également mieux se préparer à la fin de vie et être davantage à l'écoute de leurs patients, malgré les pressions auxquelles ils sont soumis, souligne le KCE. Les prestataires de soins devraient être mieux formés à échanger sur des sujets émotionnellement intenses ainsi qu'aux soins palliatifs, souvent proposés trop tard. Enfin, le KCE note que l'absence de traitement est souvent considérée comme un échec, par les soignants mais aussi la société dans son ensemble. Le grand public et les prestataires de soins devraient dès lors être sensibilisés pour qu'ils réfléchissent à la fin de vie et en parlent autour d'eux. (Belga)

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