Michelle Martin va demander sa libération conditionnelle

25/06/12 à 07:05 - Mise à jour à 07:05

Source: Le Vif

Michelle Martin s'apprête à demander sa libération conditionnelle. Pour la 5e fois. La ministre de la Justice a cependant rendu un négatif à l'octroi de congés pénitentiaires à l'ex-épouse de Marc Dutroux.

Michelle Martin va demander sa libération conditionnelle

© Image Globe

Michelle Martin, l'ex-épouse de Marc Dutroux, condamnée à 30 ans de réclusion par les assises du Luxembourg en 2004, s'apprête à demander pour la 5e fois sa libération conditionnelle devant le tribunal d'application des peines (TAP) de Mons, rapporte lundi Le Soir.

Selon l'avocat de Sabine Dardenne, Me Jean-Philippe Rivière, la présentation du nouveau plan de reclassement de Michelle Martin serait "imminente".

De son côté, Me Georges-Henri Beauthier, l'avocat de Laetitia Delhez, estime que cette nouvelle audience devrait avoir lieu à huis clos dans "les jours prochains". Il confirme par ailleurs avoir été invité par le TAP à "actualiser la fiche-victime" de sa cliente. Le tribunal souhaite en effet savoir si elle n'a pas varié dans ses demandes de conditions à mettre à l'éventuelle libération de Michelle Martin.

"J'ai reçu le même courrier du tribunal", a indiqué Jean-Denis Lejeune, le papa de Julie, également représenté dans cette procédure par Me Georges-Henri Beauthier.

L'actuelle ministre de la Justice, Annemie Turtelboom, a pour sa part indiqué au Soir avoir à nouveau rendu un avis négatif à l'octroi de congés pénitentiaires à l'ex-épouse de Marc Dutroux.

Le MR demande le respect de l'accord de gouvernement

Réagissant à cette 'information le président du MR, Charles Michel, a plaidé pour la mise en oeuvre de l'accord de gouvernement qui prévoit que pour les infractions d'une extrême gravité le seuil d'admissibilité à la libération conditionnelle soit porté au minimum à la moitié de la peine, et trois quart en cas de récidive, en cas de condamnation à 30 ans ou à perpétuité.

L'accord prévoit également que lors du prononcé de la condamnation, le juge indiquera dans son jugement ce que représente concrètement ce seuil et, dès lors, la période minimale de la peine à purger, considérée comme une période de sûreté.

Charles Michel demande dans un communiqué l'inscription rapide d'un débat parlementaire sur les peines incompressibles ainsi que sur l'exécution de toutes les peines. Il rappelle que les peines de sûreté sont une revendication de longue date du MR.

LeVif.be, avec Belga

Nos partenaires