Mgr Léonard : les candidats-prêtres seront "screenés" psychologiquement

20/09/11 à 10:16 - Mise à jour à 10:16

Source: Le Vif

Les candidats-prêtres vont être soumis à un examen psychologique préalable. Ils bénéficieront également d'un suivi durant leur formation au séminaire. C'est ce qu'a déclaré Monseigneur Léonard lundi soir sur VTM.

Mgr Léonard : les candidats-prêtres seront "screenés" psychologiquement

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Monseigneur Léonard veut soumettre les candidats-prêtres à un examen psychologique préalable et les faire bénéficier d'un suivi afin d'empêcher des pédophiles de rejoindre les rangs de l'église.

La formation pour devenir prêtre, le séminaire, dure en moyenne 7 ans et comporte plusieurs aspects tels que la formation spirituelle, humaine, intellectuelle et pastorale.

"L'église doit mieux protéger les enfants" dit-il. Pour l'aider dans cette tâche les Evêques de Belgique ont élaboré un code qui devrait paraître prochainement.

Pas inquiet à propos des procès intentés contre l'Eglise
A propos des procès intentés contre l'Eglise par des victimes d'abus sexuels, le chef de l'Eglise catholique de Belgique ne s'inquiète pas trop : "des personnes plus compétentes que moi s'occupent de ces dossiers. Je ne m'exprime pas personnellement sur cette question, mais je ne me fais pas trop de souci à propos de cette affaire".

Mgr Léonard ne regrette pas non plus ses propos controversés sur l'homosexualité, sans pour autant les répéter "J'ai dit ce que je pensais et ce que je devais dire en fonction de mes convictions ".

Roger Vangheluwe réduit au silence Le chef de l'Eglise catholique de Belgique a confirmé par ailleurs que l'ancien Evêque de Bruges, Roger Vangheluwe, ne pourra plus jamais prendre la parole en public. "Tous les Evêques belges ont exigé cela et depuis lors, il ne s'est plus jamais exprimé en public".

Une échappatoire ?

Etudier le profil psychologique des futurs candidats à la prêtrise constitue un tout petit pas dans la bonne direction, mais ça s'arrête là, estime l'avocat Walter Van Steenbrugge qui a défendu ces derniers temps plusieurs victimes d'abus sexuels au sein de l'Eglise.

"Pourquoi l'Eglise ne supprime-t-elle tout simplement pas les dogmes qui sont à la base du problème, comme le rôle de la femme dans l'Eglise et l'obligation de célibat ? "

Walter Van Steenbrugge a défendu ces dernières années des victimes d'abus sexuels dans le milieu ecclésiastique. Il a été de plus en plus choqué. "Ce qui me revient le plus, c'est l'épouvante", poursuit l'avocat. "J'ai également défendu par le passé des auteurs d'abus sexuels, mais une telle peur, je n'en ai jamais vue de pareille."

L'avocat explique cette terreur par le côté institutionnel de l'Eglise. "Le pouvoir d'un prêtre, la place qu'il peut prendre, le culte du secret... On ne peut pas remédier à ça avec un screening psychologique."

LeVif.be avec Belga

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