Meurtre du boulanger de Jamioulx : Aubin Bellens a quitté l'IPPJ

08/09/10 à 10:16 - Mise à jour à 10:16

Source: Le Vif

Aubin Bellens, un des jeunes impliqués dans le meurtre du boulanger de Jamioulx, a quitté en juin l'IPPJ où il était placé, alors qu'il était censé y rester jusqu'à ses 20 ans, le 2 octobre prochain, rapporte la Dernière Heure.

Meurtre du boulanger de Jamioulx : Aubin Bellens a quitté l'IPPJ

© Belga

C'est l'avocat du jeune homme qui a fait appel en mars de la décision du juge de la jeunesse de prolonger de six mois son placement. La cour d'appel lui a donné raison.

L'auteur du tir mortel n'est pas déterminé Hier matin devant la cour d'assises du Hainaut les enquêteurs ont indiqué qu'ils s'étaient attachés longuement à déterminer qui était l'auteur du tir mortel ayant entraîné la mort de Pascal Hennuy.

La juge d'instruction Francotte, qui a souligné que la procédure avait connu de nombreux rebondissements, ce qui justifiait la longueur de celle-ci, a précisé qu'elle avait été saisie du cas d'Aubain Bellens, mineur qui a participé aux faits, pendant une courte période lorsque le juge de la jeunesse s'en était dessaisi.

"Lorsque j'étais en charge d'Aubain B., je l'ai mis sous mandat d'arrêt", a ajouté la juge d'instruction. Aubain B. ayant interjeté appel, la cour d'appel de Mons a renvoyé le mineur devant une juridiction de la jeunesse. Sa détention préventive a donc rapidement été levée.

En ce qui concerne les deux autres mineurs, Frédérick Echazar et Tahar Zouad, le juge de la jeunesse s'en était également dessaisi mais, dans ce cas-ci, la cour d'appel a confirmé la décision. Ces deux individus sont donc jugés devant une juridiction pour adultes.

Concernant l'enquête, un témoin visuel a permis d'orienter rapidement les recherches vers un suspect potentiel: Aubain B. Interpellé, le mineur a reconnu immédiatement avoir participé aux faits et, après avoir dans un premier temps refusé de collaborer et de désigner ses trois comparses, il a ensuite fourni toutes les indications utiles à leur identification.

Tahar Zouad a été le premier à se rendre aux forces de l'ordre, le 8 novembre 2007. Selon les accusés, il devait participer au cambriolage de Jamioulx mais il était injoignable ce jour-là. Dorian Cherpion s'est présenté avec ses parents trois jours plus tard, suivi par Abdelah Mostefa le lendemain et Frédérick Echazar quelques jours plus tard.

Dorian Cherpion, Abdelah Mostefa et Frédérick Echazar ont déposé, lors de leur interrogatoire par les enquêteurs, des déclarations identiques qui visent à rendre le jeune mineur Aubain B. responsable du tir mortel.

Un modus operandi pour différents braquages Les enquêteurs ont indiqué que le modus operandi des accusés était identique dans les différents faits pour lesquels ils sont jugés devant la cour d'assises du Hainaut.

Par le biais de la connexité, Tahar Zouad est également jugé pour les faits qui se sont déroulés à Virelles (Chimay), le 20 octobre 2007, à Wayaux (Les Bons Villers ), le 24 octobre 2007.

Chronologiquement, le vol ayant entrainé la mort de Pascal Hennuy est le dernier fait commis par les accusés. Le modus operandi est identique entre les faits de Virelles, Wayaux et Lodelinsart.

L'enquête a conclu que trois scènes de tir avaient eues lieu à la boulangerie. Deux pour neutraliser le chien. La troisième a entraîné le décès de Pascal Hennuy.

Des résidus de traces de poudre ont été décelées lors des analyses sur le gant appartenant à Dorian Cherpion, retrouvé à son domicile.

Deux des armes ( un 9 mm et un 357 Magum) sur les trois ayant servi aux faits ont été retrouvés dans le canal de Charleroi, à proximité du domicile de Dorian Cherpion.

Si dans sa première audition par les policiers, Anthony M., l'apprenti boulanger qui a fourni les informations aux agresseurs pour permettre le cambriolage, est resté correct, dès le second interrogatoire il a avoué être animé d'un esprit de vengeance. Il déclaré: "J'avais été humilié, mon intention était que mon employeur soit frappé violemment. J'avais la haine".

La Cour entendra mercredi Dominique S., la veuve de la victime, et Aubain B., le quatrième comparse des accusés dans les faits de Jamioulx qui comparait en tant que simple témoin.

Le Vif.be, avec Belga

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