Menace d'attentat sur le match Belgique-Japon - La menace n'était "pas suffisamment crédible et concrète"

15/11/17 à 09:49 - Mise à jour à 09:51

Source: Belga

(Belga) La menace d'un acte terroriste durant le match Belgique-Japon de mardi soir à Bruges n'était "pas suffisamment crédible et concrète", confient mercredi l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (Ocam) et le cabinet du ministre de l'Intérieur Jan Jambon. Le niveau de la menace reste dès lors inchangé, à trois sur une échelle de quatre, précise de son côté le centre de crise. Le bourgmestre de Bruges Renaat Landuyt assure qu'il n'y pas eu le moindre risque pour le public, mardi soir.

Des articles de presse faisaient état d'un tuyau sur une menace d'attentat provenant du Maroc. Des sources sécuritaires démentent toutefois une telle information. Quelqu'un semblerait avoir contacté la police après avoir entendu une conversation dans le métro. Les forces de l'ordre de la capitale ont alors mis au courant leurs homologues de la Venise du nord. La police brugeoise a ensuite renforcé ses contrôles à l'entrée du stade et contacté l'Ocam, qui a effectué une analyse de la menace durant la fin de l'après-midi. Ce n'est que durant la rencontre que cet organisme a fait savoir que celle-ci n'était pas crédible ni concrète. De son côté, la Ville de Bruges insiste mercredi sur le fait qu'il n'y a pas eu le moindre risque mardi soir pour le public. Un signalement est en effet parvenu aux forces de l'ordre brugeoises vers 17h30, explique son bourgmestre Renaat Landuyt. Il a été examiné, en collaboration avec l'Ocam. Dans un premier temps, il était suffisamment crédible pour que l'on décide de renforce les contrôles, raconte le maïeur. Le match était de toute façon considéré comme à risque et il y avait dès lors déjà une présence policière renforcée. Les forces de l'ordre ont eu recours à des détecteurs de métaux et à des chiens renifleurs d'explosifs lors de la fouille des supporters. "Finalement, nous avons décidé, notamment après en avoir discuté avec la fédération de football, de tout de même laisser le match se dérouler", glisse encore le bourgmestre. D'après lui, le tuyau sur la menace provenait du Maroc ou des milieux marocains. "Il peut donc tout aussi bien être venu de Bruxelles. C'est difficile à dire." Ce n'est d'ailleurs pas à Bruges qu'est menée l'enquête sur le sujet. (Belga)

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