Menace d'attentat en France : deux des sept suspects relâchés

23/11/16 à 02:08 - Mise à jour à 02:11

Source: Belga

(Belga) Deux des sept hommes interpellés le week-end dernier en France parce qu'ils étaient soupçonnés d'avoir projeté un attentat dans ce pays ont été relâchés mardi soir, a appris l'AFP de source judiciaire.

Menace d'attentat en France : deux des sept suspects relâchés

Menace d'attentat en France : deux des sept suspects relâchés © BELGA

Il s'agit de deux des trois hommes appréhendés à Marseille, a précisé la source. Ils étaient soupçonnés d'avoir eu un rôle dans l'hébergement d'Hicham E., un Marocain de 46 ans résidant au Portugal, signalé aux autorités françaises comme étant un islamiste radical. Les enquêteurs soupçonnent Hicham E., qui restait en garde à vue mardi soir, d'avoir été un collecteur de fonds pour le réseau. Les quatre suspects arrêtés à Strasbourg, des hommes âgés de 35 à 37 ans, de nationalité française et inconnus des services de renseignement, étaient toujours interrogés en garde à vue à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), près de Paris. Parmi eux, deux sont soupçonnés d'avoir gagné la Syrie en 2015 en passant par Chypre, avant de revenir en Europe. Deux armes de poing, un pistolet automatique, un pistolet mitrailleur ainsi que de la propagande djihadiste ont été retrouvés pendant les perquisitions. Les investigations, qui avaient débuté en février, avaient conduit à une première série d'interpellations le 14 juin. Deux Français, liés au réseau, sont alors mis en examen et écroués : Nasser B., 38 ans, et Lamary N., 40 ans, dont l'enquête a établi qu'ils avaient contracté des crédits à la consommation pour financer des activités terroristes. D'après une source proche de l'enquête, ces deux suspects communiquaient "avec un donneur d'ordres établi en Syrie surveillé par les services de renseignement français". Le 14 novembre, l'enquête s'est accélérée quand la DGSI a reçu un renseignement laissant supposer un passage à l'acte imminent. "Les exploitations sont toujours en cours pour tenter de déterminer le ou les endroits ciblés" par une éventuelle attaque, a dit une source proche de l'enquête. Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a affirmé lundi que cette vague d'interpellations avait "permis de mettre en échec une action terroriste envisagée de longue date" en France, frappée depuis près de deux ans par une vague sans précédent d'attaques djihadistes. (Belga)

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