Même si Ayari "ne voulait pas mourir, il y avait un plan derrière", réagit Me Bauwens

08/02/18 à 13:14 - Mise à jour à 13:16

Source: Belga

(Belga) "Même s'il ne voulait pas mourir à ce moment-là, il y avait un plan derrière", a réagi jeudi Me Bauwens à la plaidoirie des avocats de Sofien Ayari. Me Tom Bauwens défend les intérêts de plusieurs policiers qui se sont portés parties civiles dans ce procès à l'encontre de Salah Abdeslam et Soufien Ayari. Ces derniers sont prévenus devant le tribunal correctionnel de Bruxelles pour tentative de meurtre dans un contexte terroriste et pour possession illégale d'armes à feu, à la suite de la fusillade de la rue du Dries à Forest, le 15 mars 2016.

"Même s'il ne voulait pas mourir à ce moment-là, il y avait un plan derrière", a réagi Me Bauwens à la plaidoirie des avocats de Sofien Ayari. Ceux-ci ont en effet soutenu jeudi matin qu'aucun des suspects de la rue du Dries n'avaient eu l'intention de faire "un carnage" comme l'avance l'accusation. Concernant la circonstance aggravante de contexte terroriste, Me Bauwens a estimé que, pour sa part, il n'y avait "pas photo". L'avocat a également réaffirmé que l'un de ses clients, un des policiers qui sont intervenus rue du Dries, a vu sa carrière s'arrêter à la suite des faits, après 22 ans de service. "Il a subi une incapacité permanente de travail de plus de 55%", a-t-il rappelé face aux journalistes, à la sortie de la salle d'audience. Me Bauwens a également souligné de nouveau qu'il qualifie le comportement de Salah Abdeslam d'"opportuniste". "Que voulez-vous que je vous dise? C'est assez simple, on ne peut pas insulter l'Etat de droit puis s'en servir", a commenté l'avocat. (Belga)

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