Mawda, Liège: quand le mensonge en politique devient la règle

07/06/18 à 08:45 - Mise à jour à 10:05
Du Le Vif/L'Express du 07/06/18

Le décès de Mawda puis l'attentat de Liège ont montré une classe politique de moins en moins encline à la pudeur, et donc au respect des faits. Typologie d'une Belgique politique si déboussolée que le mensonge semble désormais la règle. Et la vérité, l'exception.

Un enfant de 2 ans, un adulte de 22, des policières débonnaires. Ces morts absurdes et révoltantes ont traversé le printemps belge. L'émotion suscitée par ces deux drames si proches, la balle policière qui a coûté la vie à la petite Mawda Shawri, d'abord, l'excursion meurtrière de Benjamin Herman, ensuite, a-t-elle définitivement emporté les dernières pudeurs politiques ? Le piteux spectacle, déchaînement de récupérations putatives et de responsabilités alléguées, que donne la classe dirigeante d'un pays qui, pourtant, se croyait épargné par le poison des " faits alternatifs " pourrait le laisser penser. Dans le torrent des invectives et du vortex des réseaux sociaux n'émerge que le meilleur bluffeur. La vérité, aujourd'hui plus que jamais, n'a droit de cité que si elle sert la cause. Ainsi du mensonge, d'ailleurs. Qu'importe qu'elle soit vraie ou fausse : une information qui embarrasse est une fake news, tandis qu'un mensonge qui plaît devient un fait.
...

Vous souhaitez continuer à nous lire?

Lisez 3 articles gratuits par mois

Je m'enregistre Je suis déjà enregistré
ou

Les abonnés du Vif/l'Express bénéficient d'un accès illimité à tous les articles sur LeVif.be

Je prends un abonnement Je suis déjà abonné

Nos partenaires