Marie-Dominique Simonet a donné "un simple coup de fil"

10/11/10 à 13:12 - Mise à jour à 13:12

Source: Le Vif

Marie-Dominique Simonet, la ministre CDH de l'Enseignement, également conseillère communale d'Esneux, a-t-elle gaffé ou simplement observé son devoir de mandataire public ?

Marie-Dominique Simonet a donné "un simple coup de fil"

© Belga

La société de logement public Ourthe-Amblève Logement accuse Marie-Dominique Simonet d'avoir exercé des pressions politiques en faveur de son époux. L'objet ? Louis-Urbain Choffray, le mari de la ministre et notaire à Liège, postule pour un marché. Il est écarté. Motif : la société retient l'offre la moins chère.

Louis-Urbain Choffray contacte la direction d'Ourthe-Amblève Logement, pour obtenir des éclaircissements : comment le lauréat a pu déposer une offre moins chère. Sans succès, dit-on au cabinet, contacté ce matin. Simonet (et sa secrétaire) téléphone alors personnellement à la présidente de la société de logement. "Il se fait que dans l'arrondissement de Liège, la sélection doit s'établir sur des critères qualitatifs, pas barémiques : la règle veut, en effet, que tous les notaires affichent les mêmes barèmes. On lui a expliqué que le lauréat est un notaire hutois, qui n'est pas soumis aux mêmes règles", déclare le porte-parole de Simonet.

Où est le problème ? "Voyant qu'un citoyen, qui se trouve être son mari, n'obtient pas les informations auxquelles il a droit, la ministre a estimé qu'en tant que mandataire public, il était de son devoir d'agir. Il ne s'agit que d'un simple coup de fil, bien après l'attribution du marché." Et de dénoncer le fait que le courrier a été "diffusé manifestement pour nuire".

Certes. Sans doute s'agit-il d'une maladresse plutôt que de pressions. Mais, en politique, il est de coups de fil qu'il vaut mieux ne pas donner, car il apporte souvent des ennuis.

SORAYA GHALI

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