Marghem évoque le non-redémarrage des réacteurs de Doel 3 et Tihange 2

28/09/15 à 07:39 - Mise à jour à 07:39

Source: Belga

Le gouvernement belge attend, avec une pointe d'impatience, la décision de l'Agence fédérale de Contrôle nucléaire (AFCN) sur le redémarrage de deux réacteurs de Doel 3 et Tihange 2, a laissé entendre dimanche la ministre de l'Energie, Marie Christine Marghem, après que le PDG du groupe énergétique français Engie, Gérard Mestrallet, a évoqué l'incertitude qui plane sur ce redémarrage.

Marghem évoque le non-redémarrage des réacteurs de Doel 3 et Tihange 2

Marie Christine Marghem, aux côtés de Jean-Pascal van Ypersele à l'Assemblée générale de l'ONU. © BELGA/Benoît Doppagne

La ministre a toutefois évoqué le scénario d'un non-redémarrage de ces deux réacteurs - sur les sept que compte le parc nucléaire belge. Ces deux unités sont à l'arrêt depuis le 25 mars 2014 pour des tests supplémentaires sur leurs cuves, après la découverte de microfissures à l'été 2012.

"C'est l'AFCN qui a le dossier en main et qui va réfléchir à ce dossier en prenant la décision fondamentale, en toute indépendance, de dire: ces centrales peuvent repartir en toute sûreté ou non", a affirmé Mme Marghem à quelques journalistes, en marge du sommet sur le développement durable qui se terminait dimanche à New York.

Lui aussi présent à New York, Gérard Mestrallet a affirmé samedi ne pas pouvoir assurer si le calendrier prévu pour un redémarrage de ces deux réacteurs exploités par Electrabel, filiale d'Engie (ex-GDF Suez) - l'échéance a été reportée du 1er juillet au 1er novembre prochain - allait être respecté.

"On a fait notre part, maintenant ça ne dépend pas de nous", a déclaré à l'AFP Gérard Mestrallet au cours d'un entretien à New York. "Nous avons déposé le dossier auprès de l'Autorité fédérale de contrôle nucléaire belge en juillet. Elle l'a accepté et a diligenté un consultant indépendant américain pour l'examiner", a précisé le PDG, affirmant ne pas pouvoir assurer si l'échéance du 1er novembre serait respectée. "Ca nous échappe", a semblé se résigner M. Mestrallet.

Marie Christine Marghem, interrogée par l'Agence Belga, a assuré avoir, elle aussi, "fait sa part" du travail. La balle est dans le camp de l'AFCN, a-t-elle souligné, assurant être sur la "même longueur d'ondes" que le PDG d'Engie. Elle s'est toutefois dite prête au scénario "le plus dur": le fait que les deux réacteurs de Doel 3 et Tihange 2, ne redémarrent pas.

Des experts internationaux ont vu le dossier des réacteurs de Doel 3 et Tihange 2 en juillet.

"Moi, je suis toujours partie du principe (...) que l'on faisait la prolongation (des réacteurs) de Doel 1 et Doel 2 en dehors de l'idée que Doel 3 et Tihange 2 reviennent" en service, a expliqué la ministre, en parlant du scenario "le plus dur". "Cela pourrait arriver", a-t-elle ajouté.

Selon la ministre, l'incertitude persiste sur la date d'une éventuelle décision de l'AFCN, sans l'accord de laquelle tout redémarrage des deux réacteurs est impossible. "D'abord cela devait être en juillet, puis cela a été en novembre. Son communiqué de presse parle du 1er novembre, moi j'ai entendu le 30 novembre", a-t-elle dit, en rappelant que l'hiver météorologique débutait le 1er décembre.

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