Manneken Pis habillé en éleveur africain pour défendre la production laitière locale

01/06/16 à 12:18 - Mise à jour à 12:17

Source: Belga

A l'occasion de la journée mondiale du lait, le Manneken Pis a été revêtu, mercredi dès 09H00, d'un costume d'éleveur africain par l'ONG Vétérinaires sans Frontières, afin de plaider en faveur de l'amélioration de la santé des vaches.

Manneken Pis habillé en éleveur africain pour défendre la production laitière locale

© BELGA

Le Manneken pis urine également du lait. Des simulateurs de traite ont été installés sur des fausses vaches pour permettre au public de s'essayer à la tâche. Un stand d'information est tenu par Vétérinaires sans Frontières et un second par des éleveurs du label Fairebel.

"Vétérinaires sans Frontières est présent dans 8 pays d'Afrique où plus de 80% de la population vit de l'élevage", rappelle Aude Delcoigne, porte-parole pour l'ONG. "En améliorant la santé animale et l'accès à l'eau et aux pâturages, la production de lait peut être augmentée, et donc les revenus des éleveurs et leurs conditions de vie aussi." Selon Vétérinaires sans Frontières, une vache africaine produit 2 à 3 litres de lait par jour, contre en moyenne 25 à 35 litres pour une vache belge.

"En Afrique, il y a beaucoup de lait en poudre importé des pays occidentaux qui rentre en concurrence avec la production locale, car il est moins cher", relève par ailleurs Aude Delcoigne. Sur place, Guy Francq, président du Mouvement d'Intérêt des Producteurs laitiers MIG (Milcherzeuger Interessengemeinschaft), rejoint cette dénonciation. "Le président de Fairebel est actuellement au Burkina Faso pour le lancement d'un projet de soutien aux producteurs locaux. Le modèle qui permet d'exporter de la poudre de lait en Afrique n'est pas celui à suivre. Notre commissaire européen a encore débloqué une nouvelle tranche aujourd'hui pour arriver à 350.000 tonnes de lait en poudre stocké. Comme il n'y a plus de quota laitier depuis le 1er avril 2015, la production belge a augmenté de 23% et le prix du litre a chuté à 20 cents pour les fermiers. On demande une régulation de la production."

En savoir plus sur:

Nos partenaires