Malta Files - "Il n'y a rien de secret dans les Malta Files"

20/05/17 à 19:36 - Mise à jour à 19:37

Source: Belga

(Belga) "Il n'y a rien de secret dans les Malta Files", une enquête sulfureuse de 13 médias européens sur les coulisses du paradis fiscal maltais, a assuré samedi Joseph Muscat, Premier ministre de Malte.

"Rien dans les +Malta Files+ n'est secret. Affirmer qu'il existe des sociétés offshore à Malte n'est pas correct du point de vue des faits", a assuré le chef du gouvernement de cette petite île de 430.000 habitants devant la presse. "Je dis que nous avons un système compétitif" du point de vue fiscal, a-t-il ajouté, estimant que "les plaintes des autres pays ne concernent pas l'existence même de sociétés" enregistrées à Malte mais originaires de ces pays. Ces pays qui se plaignent, l'Allemagne en premier lieu mais qui n'a pas été nommée, "voudraient encaisser les impôts que ces sociétés payent" à Malte, a estimé M. Muscat. Selon le site français d'investigation Mediapart, Malte, qui préside jusqu'au 30 juin l'Union européenne, prive "les autres pays de deux milliards d'euros de recettes fiscales par an". Vendredi soir, interrogé par l'AFP, un porte-parole du ministère maltais des Finances s'est contenté de répondre: "Nous n'avons rien à ajouter à ce que nous avons déjà dit", en référence aux démentis des 10 derniers jours contre des accusations similaires formulées par un ministre régional allemand. Selon Mediapart, l'enquête, dont la publication a débuté vendredi et s'étalera sur deux semaines, porte sur de "l'optimisation et de l'évasion fiscales, du blanchiment et de la corruption". En Allemagne, le Spiegel a cité BMW, BASF, Deutsche Bank, Puma, Merck, Bosch ou Rheinmetall. Le géant aérien Lufthansa possède "18 filiales à Malte", selon l'hebdomadaire, qui écrit que l'entreprise y a installé sa "caisse de retraite". Selon le quotidien italien L'Espresso, l'un des 13 médias enquêteurs, la Péninsule est "de très loin" le pays le plus représenté dans les "Malta Files", avec près de 8.000 sociétés maltaises contrôlées par des actionnaires italiens. Plusieurs noms de personnages politiques, mais pas de premier plan, ont été évoqué samedi dans le quotidien La Repubblica qui appartient au même groupe que L'Espresso. M. Muscat, qui remet son mandat en jeu début juin, a par ailleurs appelé majorité et opposition à former "un front national" sur ce sujet et à éviter d'en faire un enjeu de la campagne électorale. (Belga)

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