Mali: M. Reynders n'exclut pas une aide logistique aux pays de la Cédéao

08/04/12 à 20:22 - Mise à jour à 20:22

Source: Le Vif

Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, n'a pas exclu de fournir une aide logistique aux pays d'Afrique de l'Ouest qui interviendraient militairement au Mali afin de préserver "l'intégrité territoriale" du pays après la déclaration d'indépendance du territoire de l'"Azawad" (nord), par le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA).

Mali: M. Reynders n'exclut pas une aide logistique aux pays de la Cédéao

© Image Globe

"La première chose à faire, c'est de réinstaller un véritable pouvoir à Bamako, tenter de rétablir le calme et aider les pays de la région à venir intervenir militairement, mais d'un point de vue logistique", a-t-il affirmé lors de l'émission Internationales de la chaîne de télévision TV5.

"Nous pouvons aller vers un soutien" à la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) qui a menacé de recourir à la force pour préserver "l'intégrité territoriale" du pays après la déclaration d'indépendance du territoire de l'"Azawad", a ajouté le chef de la diplomatie belge.

Il a précisé avoir évoqué cette question avec son homologue français, Alain Juppé, et a insisté sur le "rôle particulièrement important de la France dans la région". "L'indépendance (de la région du nord-est du Mali occupée par la rébellion touareg qui l'a proclamée vendredi) n'est pas acceptable. L'unité du pays doit être garantie", a souligné M. Reynders.

Il a néanmoins évoqué la possibilité d'accorder aux Touaregs une forme d'autonomie. "On peut imaginer des formules d'autonomie assez fortes, sans sécession ou indépendance", a encore dit le ministre. "Une forme d'autonomie est possible, mais pas par la force", a-t-il ajouté.

Les négociations en ce sens devront être menées avec une opposition crédible et des groupes qui "ne soient pas terroristes", a-t-il affirmé.

Un coup d'Etat militaire a renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré et profitant du putsch à Bamako, des rebelles touareg et des islamistes, parmi lesquels des éléments d'Aqmi, ont pris en fin de semaine dernière le contrôle des trois principales villes du Nord, Kidal, Gao et Tombouctou, sans rencontrer de résistance de la part d'une armée malienne sous-équipée et désorganisée.

La junte a annoncé vendredi qu'elle accepte de rendre le pouvoir aux civils dans le cadre d'un accord signé avec la Cédéao. Un gouvernement de transition sera chargé d'organiser des élections présidentielle et législatives.

M. Toumani Touré a officiellement démissionné dimanche, ouvrant la voie au départ de la junte au pouvoir depuis sa chute.

LeVif.be, avec Belga.

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