Mali: la mission militaire de l'UE à Bamako attaquée, les assaillants repoussés

21/03/16 à 22:54 - Mise à jour à 22:54

Source: Belga

(Belga) Un hôtel de Bamako abritant la mission de l'Union européenne qui entraîne l'armée malienne (EUTM Mali) a été visé lundi soir par une attaque, dont les auteurs ont été repoussés et l'un d'entre eux "neutralisé", selon une source au sein de l'EUTM.

L'hôtel, réquisitionné par la mission de formation européenne, est situé dans le quartier ACI 2000, à proximité de l'hôtel de luxe Radisson Blu qui avait été frappé le 20 novembre par un attentat djihadiste ayant fait 20 morts, outre les deux assaillants. "Il y a quatre personnes qui ont tenté de forcer notre barrage en tirant. Parmi eux, il semble qu'il y avait un sniper", a indiqué la source de l'EUTM. "Un des quatre assaillants a été neutralisé, les trois autres sont recherchés", a-t-on ajouté, sans préciser si l'assaillant neutralisé était mort, alors que des opérations de ratissage étaient en cours, selon une source militaire malienne. Les tirs entendus dans la soirée s'étaient tus peu avant 20H00 (locales et GMT), selon des témoins et des correspondants de l'AFP. "Aujourd'hui, le QG de l'EUTM Mali a été attaqué. Personne n'a été blessé et aucun dommage n'a été occasionné", a annoncé la mission peu après 20H00. Le quartier a été bouclé et trois véhicule blindés de la Mission de l'ONU dans le pays (Minusma) ainsi que quatre de l'armée malienne sont arrivés sur les lieux, selon un journaliste de l'AFP. L'attentat contre le Radisson avait été revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), en coordination avec le groupe djihadiste de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, Al-Mourabitoune, qui avait scellé à cette occasion son ralliement à Aqmi. La vaste région du nord du Mali était tombée en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda. Ils ont été dispersés et en grande partie chassés après une intervention internationale déclenchée en janvier 2013 à l'initiative de la France, et qui se poursuit actuellement. Mais plusieurs zones échappent encore au contrôle des forces nationales et internationales. (Belga)

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