Mali : la France n'a pas encore de demandé de soutien à la Belgique

14/01/13 à 12:07 - Mise à jour à 12:07

Source: Le Vif

La Belgique n'a encore été saisie d'aucune demande concrète de soutien de la part de la France, engagée dans une opération militaire contre les mouvements islamistes occupant le nord du Mali aux côtés des troupes de Bamako, a indiqué lundi le ministère de la Défense, alors que les Affaires étrangères se réfugiaient dans le mutisme - contrairement à d'autres capitales européennes.

Mali : la France n'a pas encore de demandé de soutien à la Belgique

© BELGA

L'état-major de la Défense a toutefois entamé "une planification prudente" etdes consultations "informelles" sont en cours avec Paris, selon des sources concordantes.

Mais la France, qui a reçu le soutien politique de nombre de ses partenaires européens et alliés, voire militaire de Londres et Washington, "n'a pas (encore) adressé de demande officielle" à la Belgique, a assuré un porte-parole du ministre de la Défense Pieter De Crem, à l'agence BELGA.

Selon le chef de la diplomatie français, Laurent Fabius, Paris a reçu le soutien de "plusieurs pays", dont l'Algérie qui a permis aux avions français d'utiliser son espace aérien. Il a également cité les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Danemark et d'"autres pays européens", sans les nommer.

La Grande-Bretagne a pour sa part mis deux avions de transport stratégique de type C-17 à la disposition des forces françaises de l'opération Serval.

A La Haye, le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Frans Timmermans, a apporté son soutien à M. Fabius lors d'un entretien téléphonique dimanche soir. Il avait toutefois exclu dès vendredi, le jour du déclenchement de l'opération français au Mali, tout appui militaire.

La Belgique dispose pour sa part d'une importante flotte d'avions de transport qui pourraient être sollicités soit par la France, soit par les pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cédéao), qui ont entamé le déploiement d'une force de 3.300 hommes au Mali, en étant largement dépourvus de moyens de transport.

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