Malgré la levée des sanctions, la Banque mondiale reste à l'écart de l'Iran

27/04/16 à 07:31 - Mise à jour à 07:31

Source: Belga

(Belga) La Banque mondiale veut éradiquer la pauvreté sur le globe mais son offensive s'arrête encore aux frontières de l'Iran, en dépit de l'allègement des sanctions contre Téhéran et des besoins économiques criants du pays.

L'institution semble, de fait, réticente à se réengager dans un pays où elle avait cessé tout nouveau projet en 2005 pour se mettre en conformité avec les sanctions internationales imposées à Téhéran pour son programme nucléaire. "Nous suivons la situation de très près (...) mais il n'y a aucun projet précis visant à accorder des prêts à l'Iran à ce stade", a reconnu mi-avril le président de la Banque mondiale (BM), l'Américain Jim Yong Kim. Les autorités de Téhéran n'en ont certes pas fait la demande mais les raisons d'une telle frilosité sont à chercher ailleurs, au croisement de l'économie et de la géopolitique et dans la volonté de ne pas froisser le géant américain. Premiers actionnaires de la Banque mondiale, les Etats-Unis soufflent le chaud et le froid sur la portée de l'allègement des sanctions obtenu par l'Iran en vertu de l'accord sur le nucléaire de juillet 2015, entré en vigueur en début d'année. En théorie, les autres sanctions qui continuent de peser sur l'Iran pour son soutien au terrorisme ou son programme de missiles balistiques n'empêchent pas la Banque mondiale ou "d'autres institutions financières internationales" de s'engager dans le pays, affirme à l'AFP une porte-parole du Trésor américain. Mais, précise-t-elle, le représentant des Etats-Unis à la Banque serait tenu par le mandat qui a été confié par le Congrès de "voter contre les prêts à l'Iran". (Belga)

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