Maggie De Block : "Il ne faut pas confondre la crise du froid et de l'asile"

05/02/12 à 13:31 - Mise à jour à 13:31

Source: Le Vif

Selon la secrétaire d'Etat à l'Asile et à l'Immigration Maggie De Block, tous ceux qui l'ont souhaité ont eu un lit dans la nuit de samedi à dimanche. L'accueil par les grands froids fonctionne donc, mais il ne faut pas confondre cette situation d'urgence et la problématique des demandeurs d'asile.

Maggie De Block : "Il ne faut pas confondre la crise du froid et de l'asile"

© Image Globe

Mme De Block était invitée dimanche midi sur les plateaux de la RTBF et de RTL-TVi. Elle n'a toutefois pas participé au débat mais a accepté de répondre - en français - à des interviews qui ont été diffusées avant les débats dominicaux de "Mise au point" sur la chaîne publique et de "Controverse" sur la chaîne privée.

La secrétaire d'Etat a insisté sur le fait que tous ceux qui demandaient un abri par ces grands froids recevaient maintenant une réponse favorable. Elle a toutefois rappelé qu'il ne fallait pas confondre l'accueil d'urgence et la problématique des demandeurs d'asile.

Les places qui permettent d'accueil les personnes pendant cette période de froid sont des places temporaires et Mme De Block maintient qu'il ne faut pas créer de place permanente supplémentaire pour les demandeurs d'asile. "La politique menée par le passé nous a appris que créer des places n'est pas une solution. Ce qu'il faut se sont des réformes structurelles avec un meilleur contrôle du flux entrant, une procédure plus rapide et une politique de retour plus efficace".

Au cours des débats, plusieurs intervenants dont Philippe Moureaux et Christine Defraigne ont abondé dans le même sens. "Il ne faut pas mélanger la crise du froid et de l'asile. Le froid frappe sans distinction", a dit M. Moureaux. Mme Defraigne a quant à elle insisté sur le fait qu'on "on ne doit pas faire porter à Mme De Block le chapeau pour une situation qui dure depuis plusieurs années".

Philippe Moureaux a aussi souligné que le problème des sans abris s'amplifiait en raison de la crise. Il constate qu'il y de plus en plus de personnes précarisées depuis quelques années. "Je reçois maintenant des gens qui me disent: je loge un jour chez ma soeur, un jour chez mes parents..."

LeVif.be, avec Belga.

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