Macron serre les rangs après de premiers remous dans sa majorité

19/07/17 à 05:33 - Mise à jour à 05:35

Source: Belga

(Belga) Le président Emmanuel Macron a effectué mardi soir une visite surprise auprès des députés de sa majorité, en tentant de les rassurer et de les maintenir soudés, après l'apparition de premières divergences dans le large bloc présidentiel.

"Il n'y a pas de caporalisme ici, il n'y a pas d'ordre jupitérien, comme diraient certains", a assuré le chef de l'Etat, en référence à ses propres mots devenus célèbres, tenus en octobre 2016, lorsqu'il avait défendu l'idée d'un "président jupitérien". Il était passé à l'improviste à une réunion des députés REM et MoDem organisée par le ministre Christophe Castaner au secrétariat d'Etat des relations avec le Parlement. "Gardez cette culture du respect mutuel et du travail avec le gouvernement, parce que ce sera en soi un changement profond par rapport à ce qui a été vécu ces dernières années", les a-t-il enjoints. Le chef de l'Etat, qui a insisté sur le mot d'"exigence", les a encore appelés à garder comme "boussole" ce "qu'attendent les gens" et "ce qui est bon pour le pays". "Je ne vous le cache pas, il y aura des débats difficiles, ils seront budgétaires, ils seront humains. Il faudra trancher entre deux solutions et choisir le moindre mal", a-t-il reconnu, "mais il faudra toujours avoir ça (cette boussole, ndlr) présent en tête". De premières divergences sont apparues ces derniers jours entre les positions de la majorité REM-MoDem et celles de l'exécutif. Jean-Jacques Bridey, président REM de la commission de la Défense de l'Assemblée et conseiller défense d'Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, "regrette" ainsi le "choix" d'imposer 850 millions d'euros d'économies au ministère de la Défense en 2017. Des divergences existent aussi au sein de la majorité sur le texte du projet de loi sur la "confiance dans l'action publique", notamment sur le devenir de la réserve parlementaire ou des futures règles de fonctionnement des frais des députés. La fin de quinquennat Hollande, devenu l'anti-modèle des premiers mois de la présidence Macron, avait été fragilisée par des "frondeurs" socialistes. La venue du président Macron intervient alors que certains membres de son entourage veulent éviter l'émergence de "frondeurs" macronistes. (Belga)

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