Luc Delfosse
Luc Delfosse
Auteur, journaliste
Opinion

26/08/16 à 16:42 - Mise à jour à 06/09/16 à 13:43

Luc Delfosse : "Comment j'ai fait la sieste à Ventejouis"

Ni Hulot, ni Noé, ni Ulysse mais pardon : de sacrées vacances quand même ! Soudain, juillet était là, tout droit sorti de la cuisse d'un interminable novembre. Marc Wilmots n'était déjà plus qu'un souvenir gêné. Un gros chèque avait, comme de coutume, aidé à masquer le goût de rance que secrète l'ingratitude humaine. Bref, on pouvait partir sans tambour ni trompette. Une fois la frontière passée, on se laisserait dégringoler au pif.

Ah, passer ! C'était sans compter l'état désormais chronique d'urgence. La ligne de démarcation n'était que plots de béton, gyrophares, chiens et regards torves triant le suspect crépu et le moustachu bulgare. Cette nasse futile me faisait penser à ces retours de chais quand bon-papa, nerveux comme un cycliste appelé au contrôle d'urine après la Marie-Blanque et l'Aubisque, déclarait d'une voix bien trop forte au douanier qu'il n'avait précisément rien à déclarer. Mais c'était l'autre millénaire : l'Union n'était pas encore née ni forcément entrée en agonie avec pour seuls médecins des Robocops, des pilotes de bombardier, des technocrate...

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