Lettre ouverte à la ministre Homans à propos du manque de logement des réfugiés reconnus

25/04/16 à 14:25 - Mise à jour à 14:25

Source: Belga

(Belga) L'association Vluchtelingenwerk Vlaanderen et six autres organisations ont adressé lundi une lettre ouverte à la ministre flamande du Logement, Liesbeth Homans (N-VA), à propos de la pénurie de logements pour les demandeurs d'asile ayant obtenu un statut de réfugié. La crise de l'asile de 2015 n'a fait qu'accentuer la crise du logement existante, explique-t-on.

Lettre ouverte à la ministre Homans à propos du manque de logement des réfugiés reconnus

Lettre ouverte à la ministre Homans à propos du manque de logement des réfugiés reconnus © BELGA

Les signataires se réfèrent notamment à la situation d'une famille soudanaise comptant trois enfants de moins de 9 ans, qui dépend actuellement pour se loger du Samu Social, l'organisation qui vient en aide aux sans abri à Bruxelles. Les organisations regrettent que les réfugiés ne disposent que de deux mois, une fois leur statut obtenu, pour trouver un logement. Elles soulignent aussi que les réfugiés rencontrent de nombreux obstacles, comme la barrière de la langue ou le fait que les propriétaires sont souvent réticents à leur louer leur logement. Ils sont ainsi livrés à des marchands de sommeil. Les signataires font encore remarquer qu'avant même le déclenchement de la crise migratoire, plus de 100.000 personnes étaient déjà en attente d'un logement social. Ils estiment donc qu'il faut faire plus d'efforts que les 20 millions déjà mis à disposition pour le logement social par le gouvernement flamand lors du dernier contrôle budgétaire. "Nous ne demandons pas de régime d'exception ou de priorités pour ceux qui ont un statut de réfugié", affirment les associations dans la lettre. "Ce que nous souhaitons est une politique volontariste: l'activation de tous les instruments pouvant apporter une réponse au besoin de se loger des personnes fragilisées. Il est ainsi crucial de porter le délai entre l'obtention du statut de réfugié et l'obligation de quitter le logement d'accueil de 2 à 4 mois, une compétence qui relève de votre collègue Theo Francken, mais un thème que vous pourrez certainement aborder avec lui". (Belga)

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