Les voitures perdent du terrain à Bruxelles

13/01/14 à 07:45 - Mise à jour à 07:45

Source: Le Vif

Le trafic routier a diminué de 7% entre 2003 et 2013 sur le territoire de la Région bruxelloise, écrivent Le Soir et De Standaard selon des chiffres communiqués par le secrétaire d'Etat bruxellois à la mobilité Bruno De Lille. Bruxelles est pourtant souvent pointée comme l'une des villes les plus embouteillées du monde. Un constat que Bruno De Lille conteste.

Les voitures perdent du terrain à Bruxelles

© Image Globe

L'administration bruxelloise se fonde sur les données de quelques 300 points de comptage dans la région. "La voiture devient de plus en plus le 'plan B' des Bruxellois. Les transports en commun, le vélo et la marche prennent de l'importance", explique Bruno De Lille. Il admet cependant que les files persistent dans la capitale. "Sur certains axes, l'espace disponible pour les voitures s'est réduit à la faveur de l'extension des sites propres pour les transports en commun et des pistes cyclables", commente le secrétaire d'État. Cette diminution est d'autant plus significative que la population a elle augmenté de 16% sur le même laps de temps.

Bruno De Lille se félicite de cette diminution mais garde en tête les nombreux problèmes de mobilité qui persistent à Bruxelles. Il souligne néanmoins que Bruxelles restent dans les rails du plan de mobilité Iris 2. Celui-ci ambitionne de réduire le trafic de 6 à 10% en 2015 et de 20% en 2018. Pour atteindre ces objectifs, il plaide pour des mesures supplémentaires, dont une mise en service immédiate des lignes RER opérationnelles.

Bruxelles, la ville la plus embouteillée ?

Cette diminution du trafic routier à Bruxelles étonne. Régulièrement, la capitale est citée comme l'une des villes les plus embouteillées du monde. Un constat que conteste Bruno De Lille. Ce matin sur la radio bruxelloise BX Fm, le secrétait d'État bruxellois à la mobilité expliquait que c'est un défaut dans la méthode des chercheurs qui explique ce mauvais classement de Bruxelles. "La plupart des études sur les embouteillages sont effectuées par des opérateurs de GPS. Ils comparent alors la vitesse réelle à la vitesse acceptée ou à la vitesse la nuit, quand c'est supposé être fluide. Si on roule à 70% en dessous de la vitesse acceptée, pour ces opérateurs GPS, c'est un embouteillage. Ce qui fait que quand on roule à 30 à l'heure dans Bruxelles, ce ne sont pas de bouchons, mais selon leurs critères oui. Pour sortir de ce classement, il suffirait par exemple de baisser la vitesse autorisée sur le ring à 90Km/h, comme ça la vitesse à partir de laquelle le ring est considéré comme embouteillé baisserait également. Je trouve la méthode de calcul discutable. Je ne cache pas qu'il y a des problèmes de mobilité à Bruxelles. Mais dire qu'on est dans le top mondial, ce n'est pas vrai "

Bruno De Lille pointe également un autre problème dans cette méthode. " Si l'on nous compare à une autre ville, comme Le Caire par exemple, où tout est embouteillé jour et nuit c'est faussé. Ils ne constatent pas de différences dans la vitesse entre le jour et la nuit. Donc pour eux ce n'est pas considéré comme des bouchons", a-t-il ajouté sur la même radio.

Bruxelles ne serait donc pas si affreuse qu'on essaye de nous le faire penser en termes de mobilité. Les automobilistes ne seront sans doute pas de cet avis.

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