Les victimes du 22 mars ont "besoin d'être reconnues pour pouvoir avancer"

29/03/18 à 11:05 - Mise à jour à 11:06

Source: Belga

(Belga) Les victimes des attentats de Bruxelles ont "besoin" d'être reconnues comme parties civiles au procès de Salah Abdeslam et Sofien Ayari pour la fusillade de la rue du Dries, en mars 2016, pour pouvoir "se projeter dans l'avenir", a souligné jeudi à la sortie de l'audience devant le tribunal correctionnel l'avocat de l'association V-Europe, Me Guillaume Lys.

"On a eu l'occasion de s'exprimer en profondeur sur une question de droit qui est importante, parce qu'elle pourrait changer la jurisprudence" sur la reconnaissance de victimes qui n'ont pas été directement impliquées dans des faits, s'est félicité l'avocat de l'association. Pour ces dernières, il est essentiel que ce qu'elles ont vécu soit "reconnu, pour pouvoir comprendre et se projeter vers l'avenir", a poursuivi Me Lys. Pour le conseil de V-Europe, se constituer partie civile au procès des attentats de Bruxelles n'est pas suffisant. "A partir du moment où les affaires sont disjointes, il nous semble qu'il faut être présent à tous ces événements pour pouvoir les comprendre dans leur complexité. Il y a des liens entre tout ce qu'il s'est passé et on ne peut pas dissocier les choses." "Si on enlève une partie du puzzle, les victimes n'auront pas accès à toute la vérité à laquelle elles ont droit", a renchéri le président de V-Europe, Philippe Vansteenkiste, dont la s?ur a été tuée à Brussels Airport le 22 mars. "Au-delà de cette quête de vérité, le but de notre association, qui représente près de 200 personnes et qui collabore avec des associations françaises similaires, est de combattre le terrorisme. Il est de notre devoir d'être présent", a-t-il conclu. La décision du tribunal, tant sur le fond que sur la demande de constitution de partie civile, sera prononcée le 23 avril. V-Europe a aussi réclamé un euro symbolique de dommages et intérêts. (Belga)

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