Les Tibétains en exil élisent le chef de leur gouvernement

20/03/16 à 06:35 - Mise à jour à 06:35

Source: Belga

(Belga) Des dizaines de milliers de Tibétains en exil sont appelés aux urnes dimanche pour élire leur chef du gouvernement en exil, chargé de continuer le combat pour réclamer davantage d'autonomie à la Chine.

Les Tibétains en exil élisent le chef de leur gouvernement

Les Tibétains en exil élisent le chef de leur gouvernement © BELGA

Lobsang Sangay, le chef du gouvernement tibétain en exil basé dans la ville indienne de Dharamsala, qui mène la lutte politique depuis que le Dalaï Lama a renoncé à tout rôle politique en 2011, est favori de ce second tour de scrutin. Trois candidats ayant été éliminés lors du premier tour organisé en octobre, les électeurs ont désormais le choix entre Lobsang Sangay et un autre homme politique expérimenté, l'actuel président du Parlement en exil Penpa Tsering. Au total, 88.000 Tibétains sont appelés à voter dans 13 pays, de l'Australie aux Etats-Unis, pour désigner le chef du gouvernement mais également les 44 membres du Parlement. A l'instar de Lobsang Sangay, de nombreux électeurs n'ont jamais mis les pieds au Tibet. Sur le plan politique, il n'y a pas grand chose qui sépare les deux candidats en lice qui, comme le Dalaï Lama, plaident pour une plus grande autonomie de la région tibétaine au sein de la Chine. Ils n'en demeurent pas moins accusés par Pékin d'être des séparatistes militant pour une indépendance pure et simple. Quel que soit le nom du vainqueur, il demeurera dans l'ombre du Dalaï Lama, prix Nobel de la paix, qui demeure pour l'opinion internationale le visage du combat tibétain. P our autant, la cause tibétaine, un temps très en vogue dans le monde entier, s'essouffle depuis quelques années, alors que de nombreux pays hésitent à se brouiller avec la Chine, devenue une puissance économique incontournable. Aux yeux de nombreux observateurs, la Chine attend le décès du Dalaï Lama, convaincue que le mouvement pour les droits des Tibétains ne survivra pas à la disparition du moine de 80 ans. (Belga)

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