Les super-camions vont débarquer en Wallonie

04/02/15 à 08:50 - Mise à jour à 08:50

Source: Belga

Le ministre wallon des Travaux publics Maxime Prévot élabore actuellement un cadre réglementaire pour autoriser les "super-camions" (écocombis) sous forme de projets pilotes sur certains axes de Wallonie, a-t-il indiqué mardi en commission du parlement wallon.

Les écocombis ou "véhicules plus longs et plus lourds" (VLL) consistent en un assemblage de camions, semi-remorques et remorques traditionnels qui peuvent aller jusqu'à 60 tonnes et 25 m de long. Ils dépassent les limites habituelles du code de la route, mais un arrêté royal autorise déjà des projets-pilotes de ce type, ce qui est le cas en Flandre. Le premier "super camion" appelé à parcourir les routes flamandes a été présenté il y a quinze jours à Heverlee, près de Louvain, à l'initiative du groupe brassicole AB InBev et de la société de transport routier NinaTrans. Cinq autres entreprises devraient suivre. Aux Pays-Bas, l'expérience a été concluante au point que la réglementation est devenue définitive. En Wallonie, le Conseil supérieur wallon de la sécurité routière a également remis son rapport. "J'ai demandé à mon administration de préparer un cadre réglementaire pour autoriser ces véhicules plus longs et plus lourds sous forme de projets pilotes", a répondu M. Prévot en commission du parlement wallon, à des questions de Véronique Bonni (PS) et Jean-Luc Crucke (MR). Cela signifie que l'on n'autorisera pas ces véhicules partout, prévient-il: ils seront réservés à certaines liaisons non directement concurrentes à d'autres modes de transports comme la voie d'eau ou le chemin de fer. "Il y aura également d'autres conditions comme l'obligation de transmettre une série d'informations de la part des transporteurs afin d'évaluer ce type de transport de marchandise". Le ministre cdH mène également une réflexion avec le secteur du transport routier afin de pouvoir faire bénéficier les transporteurs belges de ce nouveau type de véhicule, qui pourrait à ses yeux présenter "un avantage face au problème du dumping social provenant des pays de l'Est et qui handicape fortement nos entreprises".

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