Les prépensionnés résidant à l'étranger obligés de rentrer en Belgique

21/11/14 à 10:16 - Mise à jour à 10:16

Source: Belga

Les textes des projets de loi relatifs au régime de chômage avec complément d'entreprise (RCC, anciennement prépension) et au chômage, qui ont été soumis jeudi au Comité de gestion de l'ONEm, vont plus loin que ce qui est prévu dans l'accord de gouvernement et sont "une véritable gifle pour les travailleurs âgés", dénonce la FGTB. Selon Jef Maes, du syndicat socialiste, les partenaires sociaux ont demandé à rencontrer le cabinet du ministre de l'Emploi, Kris Peeters.

Les prépensionnés résidant à l'étranger obligés de rentrer en Belgique

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Le syndicat socialiste épingle notamment le fait que "même l'âge pour les régimes de prépension qui ne sont pas mentionnés dans l'accord de gouvernement est relevé de quatre ans et ce, malgré les promesses qui avaient été faites".

Dans un communiqué, la FGTB regrette également que "très peu (voire aucune) de mesures transitoires sont prévues" et estime qu'il est "véritablement question de mesures de harcèlement". Ainsi, "tous les prépensionnés et travailleurs âgés doivent, sans exception, être disponibles sur le marché du travail jusqu'à leurs 65 ans", poursuit le syndicat. A titre d'exemples, "les 60 et plus qui avaient obtenu une autorisation de rester à l'étranger, devront revenir au pays le 01.07.2015 et quand ces travailleurs de plus de 60 ans pourront enfin partir après une carrière longue et/ou lourde, ils devront d'abord suivre un outplacement, puis prouver qu'ils continuent à chercher activement du travail jusqu'à leurs 65 ans. Et plus tard, jusqu'à leurs 67 ans".

Le syndicat socialiste dénonce encore des mesures contre les chômeurs qui "constituent une violation des accords sociaux", comme, notamment, la suppression du complément d'ancienneté pour les futurs chômeurs âgés, une mesure obtenue par le biais d'un accord interprofessionnel.

Enfin, la FGTB déplore, non sans appeler à "une participation massive aux actions de grève prévues prochainement", la suppression des allocations "pour quelque 10.000 jeunes ayant quitté l'école en dessous de 21 ans sans un diplôme minimum (généralement des jeunes issus de familles défavorisées) et pour les jeunes de plus de 25 ans".

Même son de cloche du côté du président de la CSC, Marc Leemans, qui estime que les textes présentés jeudi contiennent des "ruptures de contrat", ce qui rend prématurément caduques des conventions collectives de travail conclues par les partenaires sociaux.

Marc Leemans cite en exemples les accords conclus en matière de crédit-temps ou d'emplois de fin de carrière. Selon le président du syndicat chrétien, ces accords entre syndicats et employeurs contiennent aussi des contre-prestations "qui souvent ont déjà été effectuées". "De nombreux employeurs, également, ne sont pas servis avec ces ruptures de contrat", estime-t-il.

De manière générale, la CSC qualifie les textes de "lourdement déséquilibrés".

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