Les premiers réfugiés syriens provenant de Grèce attendus le 25 mai en Belgique

10/05/16 à 14:58 - Mise à jour à 14:58

Source: Belga

(Belga) Les vingt premiers réfugiés syriens en provenance de Grèce que la Belgique a décidé d'accueillir arriveront le 25 mai prochain, a indiqué mardi le secrétaire d'Etat en charge de l'Asile et de la Migration, Theo Francken.

Les premiers réfugiés syriens provenant de Grèce attendus le 25 mai en Belgique

Les premiers réfugiés syriens provenant de Grèce attendus le 25 mai en Belgique © BELGA

Cet accueil intervient dans le cadre de l'accord européen sur la relocalisation de réfugiés présents en Grèce ou en Italie vers les autres pays membres. La Belgique s'est ainsi engagée à accueillir 200 de ces réfugiés arrivés en Grèce. Le secrétaire d'Etat a livré ces précisions à l'occasion d'un débat mardi en commission au Parlement sur le récent accord intervenu entre l'Union européenne et la Turquie portant sur la gestion des réfugiés en provenance de Syrie. Dans le cadre de cet accord, la Belgique s'est engagée à recevoir 250 réfugiés actuellement présents sur le sol turc. La Belgique ne recevra toutefois les dossiers administratifs que fin mai seulement. "L'accord avec la Turquie ne recevra jamais un prix de beauté, mais il est très efficace", a commenté M. Francken. En janvier de cette année, quelque 62.000 réfugiés étaient arrivés sur les îles grecques. Depuis, ce nombre est passé à 4.000 en avril. De plus, le nombre de morts en Mer Egée est tombé à dix, contre "des centaines et des centaines" les mois précédents, a expliqué le secrétaire d'Etat. Depuis le 20 mars, 386 migrants ont été renvoyés de Grèce vers la Turquie car ils ne voulaient pas demander asile en Grèce. Quant à l'accord de libéralisation des visas pour les Turcs souhaitant voyager en Europe -qui fait partie de l'accord politique global entre l'UE et la Turquie-, M. Francken a précisé que celui-ci ne serait mis en oeuvre fin juin que lorsque toutes les conditions fixées à cette libéralisation seraient rencontrées. L'une de ces conditions est l'adaptation de la législation anti-terroriste, mais le président turc Erdogan a clairement indiqué qu'il ne souhaitait pas la modifier. Ce qui constitue un "problème gigantesque", a jugé M. Francken. (Belga)

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