Les petites phrases chocs de Bart De Wever

26/10/11 à 17:20 - Mise à jour à 17:20

Source: Le Vif

On n'a plus beaucoup entendu Bart De Wever depuis qu'il a quitté la table des négociations. Dans le Magazine Humo, il sort de son silence pour fustiger Elio Di Rupo et son néerlandais.

Les petites phrases chocs de Bart De Wever

© Belga

"Ma femme de ménage est d'origine nigériane et est en Belgique depuis deux ans. Elle parle mieux le néerlandais qu'Elio", a déclaré Bart De Wever à l'hebdomadaire flamand Humo. "À Bruxelles, on ne peut pas vendre un sac sans être bilingue. Par contre, on peut devenir Premier ministre sans bien parler néerlandais".

C'est sa dernière sortie en date, mais certainement pas sa première. Voici quelques-unes de ses phrases qui ont fait trembler quelques oreilles.

Petit instant de finesse lors d'une interview pour la RTBF le 3 septembre 2009 à propos d'éventuelle séparation au sein de la N-VA : "Il y a des rumeurs qui coulent, je m'en fous comme de l'année 40... ce qui se passe derrière mon dos, c'est dans mon cul".


"Les négociations c'est comme la friterie, à chaque fois on se dit que c'est la dernière fois et pourtant on y retourne". Déclaration faite en août 2010 lors de la présentation du livre du comique flamand Geert Hoste. Cela se passe dans une friterie de Deurne "'t Draakske" qui se trouve aussi être la friterie préférée de Bart De Wever.


"Je suis républicain. Je n'attends rien du roi si ce n'est sa pension " dit-il lors d'une édition spéciale sur RTL en 2008.

"Les transferts de compétences évoqués pendant les négociations sont pour les francophones des pas de géant, mais pour nous ce sont des pas de nain de jardin ". Annonce-t-il lors d'une déclaration faite en octobre 2010 à l'occasion des négociations sur les transferts de compétence.

Toujours en rapport avec les négociations Bart De Wever laisse entendre, en décembre 2010, que la Flandre serait prête à encore aider la Wallonie mais à certaine condition. " Cet argent (de la Flandre) ne doit pas être une perfusion, comme de la drogue pour un junkie ".

En avril 2011, il lâche un petit commentaire scatologique : "Le CD&V a fermé son sphincter politique pendant longtemps, mais maintenant il l'a complètement ouvert et tout lâché."

À propos des politiques francophones, il n'est pas non plus des plus tendres. Comme lorsqu'il critique Michel Daerden en janvier 2010 suite à une intervention de ce dernier au sénat. "Il est ivre je pense et même complètement bourré. Il ne peut pas fonctionner comme ministre". Il lui est aussi arrivé de tacler la présidente du cdH. Comme lors d'un reportage où il déclare "Je ne suis pas Joëlle Milquet, ma vie personnelle n'est pas plus importante que les négociations..."

Sur les ondes de la RTBF, il déclare en 2008 : "Je pense qu'il n'y a pas de minorité francophone en Flandre, il y a des immigrants qui doivent s'adapter. On demande cela à des Marocains, des Turcs. On ne leur dit pas: 'Vous êtes nombreux, donc l'arabe va devenir une langue officielle. C'est dingue".

" La Belgique est le pays le plus raté au monde " dit-il encore dans une interview d'un magazine flamand, P magazine où l'on voit Miss Belgique piétiner le drapeau belge.

"Je ne suis pas eurosceptique, ni europhile. Je me considère comme un euro-réaliste" précise-t-il lors d'un discours à l'université d'Anvers en mai 2011

Les phrases latines

Grâce à Bart De Wever le latin est quelque peu revenu en grâce. Voici un florilège de ses meilleures citations latines.

Le 13 juin 2010 jour de grâce pour la N-VA , il lance son fameux "Nil volentibus arduum", "à coeur vaillant rien d'impossible". Très à propos surtout lorsqu'on sait que cette citation a en plus les mêmes initiales que la N-VA.

Mais on pourrait aussi se rappeler de "Bis vincit qui se vincit in victoria", ce qui signifie "celui qui sait se vaincre dans la victoire est deux fois vainqueur", "Fabula acta est" (la pièce est jouée) ou encore "Verba volant, scripta manent" (les paroles s'envolent, les écrits restent).

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