Les pays du Golfe isolent le Qatar: Fin de la mission de Tillerson sans succès apparent

13/07/17 à 14:36 - Mise à jour à 14:38

Source: Belga

(Belga) Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson achève jeudi une mission dans le Golfe pendant laquelle il a tenté, sans succès apparent, de résoudre la crise entre le Qatar et ses voisins arabes qui l'accusent de soutenir le "terrorisme".

Pendant quatre jours, le responsable américain a fait la navette entre le Koweït, principal médiateur, et les protagonistes de la crise, la plus sérieuse à secouer les monarchies arabes du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Mais chacun campe sur sa position. L'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis et l'Egypte, qui imposent des sanctions économiques au Qatar, continuent d'accuser Doha de soutien actif aux islamistes extrémistes, d'être derrière des actions de déstabilisation dans la région et au delà et de se rapprocher de l'Iran chiite, le grand rival de l'Arabie saoudite, sunnite. Doha nie en bloc et rejette une liste de 13 demandes de ses adversaires qui exigent notamment la fermeture de la télévision Al-Jazeera, d'une base truque au Qatar et une réduction des relations de leur voisin avec l'Iran. Avant de regagner Washington, M. Tillerson consacre la dernière journée de sa mission à un entretien avec son homologue koweïtien, cheikh Sabah Khaled Al-Sabah, puis à un déjeuner à Doha avec l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani. Il devrait informer cheikh Tamim de la position de ses adversaires, dont il a rencontré les ministres des Affaires étrangères mercredi à Jeddah en Arabie saoudite. La rencontre n'a pas été sanctionnée par un communiqué et n'a pas été suivie par des déclarations à la presse, signe que les positions n'ont pas bougé. Le seul résultat tangible de la tournée de M. Tillerson a été la signature mardi à Doha par les Etats-Unis et le Qatar d'un accord sur la "lutte contre le financement du terrorisme", une tentative de répondre aux accusations des adversaires de Doha. Mais cet accord a aussitôt été jugé "insuffisant" par le quartet anti-Qatar, qui y a vu un simple accord entre deux Etats, qui ne répond pas à leurs exigences. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian prend samedi le relais de M. Tillerson, en espérant un apaisement rapide. (Belga)

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