Les Palestiniens cherchent des soutiens avant une décision américaine sur Jérusalem

03/12/17 à 17:00 - Mise à jour à 17:02

Source: Belga

(Belga) Les dirigeants palestiniens tentaient dimanche d'obtenir des soutiens diplomatiques pour convaincre le président américain Donald Trump de renoncer à un projet sur une éventuelle reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël.

Le président palestinien Mahmoud Abbas s'est entretenu par téléphone avec plusieurs dirigeants étrangers --dont les présidents français Emmanuel Macron et turc Recep Tayyip Erdogan-- "pour leur expliquer les dangers que comporterait toute décision de transférer l'ambassade (américaine) à Jérusalem ou de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël", a indiqué son conseiller diplomatique, Majdi al-Khalidi. M. Abbas a mis en garde ses interlocuteurs sur les "conséquences d'une telle décision (américaine) qui va menacer le processus politique et les efforts de paix", a-t-il ajouté. "L'instauration d'un Etat palestinien indépendant et souverain, avec Jérusalem-Est comme capitale, est nécessaire pour assurer la paix et la stabilité au Moyen-Orient", a déclaré M. Erdogan à M. Abbas, selon des sources présidentielles citées par l'agence de presse turque Anadolu. Mahmoud Abbas chercherait également à obtenir la tenue d'une réunion d'urgence de l'Organisation de la coopération islamique et de la Ligue arabe, selon des sources palestiniennes. Le secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) Saëb Erekat et le chef des renseignements au sein de l'Autorité, Majed Farraj ont également eu des entretiens à Washington à ce sujet, a ajouté Majdi al-Khalidi. Donald Trump pourrait décider lundi de transférer l'ambassade américaine en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, ce qui constituerait un tournant dans la politique américaine auquel s'oppose pratiquement toute la communauté internationale. La décision est très attendue, le statut de Jérusalem étant l'une des questions les plus épineuses du conflit israélo-palestinien. Le président américain avait promis durant sa campagne de déménager l'ambassade à Jérusalem, comme le stipule une loi du Congrès adoptée en 1995 mais dont l'application est bloquée tous les six mois, depuis deux décennies, par les présidents américains successifs. La prochaine échéance intervient lundi, selon le département d'Etat, qui a réaffirmé vendredi à l'AFP qu'aucune décision n'avait encore été prise. La communauté internationale n'a jamais reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël, ni l'annexion de sa partie orientale conquise par l'Etat hébreu en 1967, si bien que les ambassades étrangères sont installées à Tel-Aviv. Les Palestiniens considèrent Jérusalem-Est comme la capitale de l'Etat auquel ils aspirent. (Belga)

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