Les négociations reprennent ce mardi

08/09/14 à 19:26 - Mise à jour à 19:29

Les coformateurs et les délégations de la N-VA, du MR, du CD&V et de l'Open Vld se retrouvent mardi, à partir de 14h30, pour négocier, en deuxième lecture, la note qui donnera naissance au futur accord de gouvernement. Avec au menu : la mobilité et l'énergie.

Les négociations reprennent ce mardi

/ © Belga

La mobilité et l'énergie - peut-être les dossiers les plus délicats en raison des vols d'avions et de l'approvisionnement électrique - occuperont les négociateurs qui se retrouvent pour la première fois depuis les atermoiements de la semaine dernière autour de la désignation du commissaire européen et du choix du premier ministre dévolu à la famille libérale.

Entre-temps, les négociateurs auront pris connaissance de l'évolution des travaux budgétaires qui ont "bien avancé" en groupe de travail mais qui restent "en suspens" dans l'attente des dernières prévisions du Bureau du plan. A cet égard, "on ne s'attend pas à une bonne nouvelle", glisse-t-on dans l'entourage de la négociation. Les experts ont rédigé plusieurs scénarios budgétaires, du meilleur au pire. Ainsi, il existe un accord, estiment certaines sources, sur la clé de répartition entre les recettes et les dépenses (on évoque 70% de l'effort sur les dépenses, 30% sur les recettes ou rapport 75-25). Mais les signaux venant d'Allemagne ne sont clairement pas bons. Et il faudra peut-être revoir les chiffres si la Belgique perd un demi-point de croissance. Au-delà du cadre budgétaire pour la législature, des accords ont été entérinés pour les exercices 2015 et 2016.

C'est donc la première fois que les négociateurs se retrouveront mardi en réunion plénière depuis les difficultés de la nuit de mercredi à jeudi au bout de laquelle le coformateur Kris Peeters a fini par renoncer à son destin de Premier ministre, en échange de la désignation de la CD&V Marianne Thyssen au poste de commissaire européen. Certains analystes voient en ce rebondissement une manoeuvre tactique permettant aux chrétiens-démocrates flamands, poussés par leur aile progressiste, de peser un peu plus sur des négociations qui prenaient, à leurs yeux, une tournure trop libérale. Ces dernières heures, Kris Peeters et le ministre sortant Koen Geens ont toutefois tenu à démonter cette analyse, jurant qu'il n'y avait pas de stratégie machiavélique. Autour de la table, les partenaires semblent rassurés par les "éclaircissements" obtenus.

Parmi les éléments qui crispent l'aile gauche du CD&V figure la perspective d'un saut d'index, rejetée par la CSC selon qui ce serait un coup de canif dans la concertation sociale. Autour de la table, on se refuse à avancer les éventuelles mesures qui auraient déjà été décidées mais on rappelle que l'intérêt porté à la concertation sociale fait partie des cinq principes de base auxquels ont souscrit les quatre partenaires à l'issue de la mission d'information.

Il n'y aura pas d'ukase, assure la future suédoise qui a bien en tête qu'à l'agenda de la fin de l'année est inscrite la négociation du prochain accord interprofessionnel. Chacun devra donc prendre ses responsabilités, politiques comme partenaires sociaux, souligne-t-on, sachant que faute d'accord interprofessionnel, il reviendra de toute façon au gouvernement de décider.

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