Les négociateurs se sont quittés sans accord

23/09/11 à 09:06 - Mise à jour à 09:06

Source: Le Vif

Les négociateurs se sont quittés vers 1h du matin sans pour autant arriver à la signature d'un accord. Les négociations de la journée ont porté sur la révision de la loi spéciale de financement. Les travaux reprendront ce vendredi à 11 heures 30.

Les négociateurs se sont quittés sans accord

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Les discussions sur la révision de la loi de financement sont difficiles depuis plusieurs jours et se sont encore un peu crispées jeudi. Le but poursuivi par les partis francophones et flamands n'est pas tout à fait le même et les deux conceptions sont entrées en collision. Le formateur a fait la navette entre les groupes linguistiques et a eu des entretiens bilatéraux toute la journée.

Dans la soirée, un expert de la BNB a présenté aux négociateurs et à leurs "sherpas" une simulation sur une proposition de compromis du formateur. Certains négociateurs n'y ont toutefois pas vu une proposition de compromis mais une nouvelle hypothèse sur la base d'un modèle qui circule depuis plusieurs jours. Diverses pistes sont toujours examinées dans lesquelles les paramètres varient.

Les négociateurs se sont ensuite retrouvés en plénière, puis le formateur a eu une nouvelle réunion avec les partis flamands.

Tout le monde s'est quitté vers 1 heure du matin

Des négociateurs flamands disaient après la réunion que le but était de "conclure" vendredi. Du côté francophone, certains faisaient valoir qu'il n'était pas question de marquer un accord définitif sur une révision de la loi de financement et sur l'autonomie fiscale sans avoir démarré les discussions sur l'assainissement budgétaire et d'avoir déterminé quelle sera la répartition des efforts entre les entités I et II. On pourrait clore provisoirement la discussion sur la LSF et l'autonomie fiscale mais il faudra y revenir après l'accord budgétaire, faisait-on valoir.

Boucler la loi financement implique de voir clair sur l'assainissement

Il faut aller le plus loin possible dans les discussions sur la loi spéciale de financement mais il ne sera pas possible de les achever sans y voir clair sur les efforts d'assainissement budgétaire que devront fournir les différentes entités, a fait savoir vendredi le président du MR, Charles Michel. "Ces questions ne peuvent être finalisées sans qu'on y voit clair sur les efforts d'assainissement budgétaire", a déclaré M. Michel, en marge d'une conférence de presse.

Le président du MR estime également que, vu les circonstances
économiques, un gouvernement de plein exercice doit être formé le plus rapidement possible.

"L'environnement international et européen exige d'avoir le plus vite possible un gouvernement qui engage les réformes libérales nécessaires".

LeVif.be avec Belga

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