Les magasins bientôt ouverts jusque 22 heures ?

09/02/15 à 12:47 - Mise à jour à 12:47

Source: Belga

Les libéraux flamands détaillent lundi dans le journal 'Het Laatste Nieuws' la proposition de loi qu'ils ont ressortie en vue de permettre aux commerces de rester ouverts jusque 22 heures. Le texte devrait être débattu en commission de la Chambre dans les prochaines semaines. L'opposition sp.a et Groen a rappelé son opposition à une telle initiative.

Les magasins bientôt ouverts jusque 22 heures ?

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"Nous ne voulons pas obliger les commerçants à rester ouvert jusque 22 heures. Nous souhaitons juste leur offrir cette possibilité. Un coiffeur qui se fait attraper parce qu'il reçoit encore un client à 20h15, cela ne va plus. Nous vivons et travaillons tous dans un Etat libre", justifient les auteurs de la proposition, Vincent Van Quickenborne, Ine Somers et Patricia Ceysens, qui font de ce texte leur "priorité absolue". Fermer les magasins à 20 heures n'est plus de ce temps, alors que de plus en plus de commerces, comme des libraires, offrent également un en-cas ou un café, soulignent-ils. Mais l'opposition sp.a et Groen ne voit pas les choses de la même façon. Selon eux, la levée des restrictions aura un effet d'entraînement au détriment des travailleurs, qui seront contraints d'accumuler les heures supplémentaires et les horaires inconfortables, et des commerces de détail, qui seront, encore un peu plus, écrasés par les grandes enseignes. "Incompréhensible venant du soi-disant parti des indépendants", a notamment réagi sur Twitter le chef de groupe écologiste, Kristof Calvo. La présidente de l'Open Vld l'a invité, sur le même réseau social, à quitter le camp des "interdits" et des "obligations" pour rejoindre celui du "possible". Le président du sp.a, Bruno Tobback, a également fustigé la proposition libérale flamande, qu'il voit comme un texte rédigé pour le confort d'un "petit groupe" de nantis, qui veut s'offrir le luxe d'encore s'acheter une chemise ou une paire de chaussures à 21 heures, au détriment de travailleurs faisant face à des "horaires impossibles". Au sein des classes moyennes, le syndicat neutre pour les indépendants (SNI), a d'ores et déjà rejeté la proposition.

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