Michel Delwiche
Michel Delwiche
Journaliste
Opinion

16/09/13 à 12:59 - Mise à jour à 12:58

Les intercommunales sur la table (de travail) des députés wallons

Les Fêtes de Wallonie jettent ce soir leurs derniers feux. Maintenant, le monde politique se remet au boulot. Mercredi, la séance de rentrée du parlement wallon sera consacrée à un débat sur les intercommunales.

Les intercommunales sur la table (de travail) des députés wallons

© Image Globe

Les députés wallons vont, ce mercredi, reprendre le chemin de leur Parlement avec, à l'ordre du jour, une proposition de décret visant à plus de transparence des rémunérations dans les intercommunales, déposée par les Ecolos, et ensuite un débat sur les missions et le contrôle de ces intercommunales (IC). En tâchant d'oublier, on l'espère, que la plupart d'entre eux détiennent précisément des mandats dans ces IC. Ou qu'ils y ont placé des amis qu'il fallait remercier ou consoler. Les quelque 94 IC que compte la Wallonie sont en effet administrées par des élus locaux choisis non pas en fonction de leur compétence, mais sur base de leur appartenance politique. Le cas de Tecteo, qui ne manquera pas d'être évoqué mercredi, a clairement démontré avec quelle facilité une décision pouvait leur être imposée. Charles Michel, président du MR, a d'ailleurs demandé ce week-end que Stéphane Moreau, le patron de Tecteo, vienne s'expliquer devant le Parlement wallon.

Au menu également mercredi le manque de transparence dans la gestion des IC et l'opacité qui règne sur les rémunérations que tout le monde pourtant, ministres comme parlementaires, admet qu'il faut clarifier. Mais le ministre des Pouvoirs locaux, Paul Furlan, ne parvient même pas à se faire communiquer, par les IC elles-mêmes, le montant des jetons de présence et autres avantages dont bénéficient les mandataires, alors que la confection de ce cadastre des rémunérations est pourtant imposée par décret.
Travailler plus et mieux

Le Parlement wallon ne peut pas rater ce débat. Il y va de sa crédibilité, et de celle de chacun de ses membres. Car les critiques sur le (non)fonctionnement de l'assemblée s'accumulent. La dernière en date vient de son propre président, le député Ecolo Patrick Dupriez qui, à l'occasion de la réception officielle des Fêtes de Wallonie samedi à Namur, n'y a pas été avec le dos de la cuillère. "Nous avons besoin d'un Parlement qui travaille plus, mieux et qui se dote des outils nécessaires à son action", a-t-il affirmé. Depuis le début de la législature, mi-2009, fait-il remarquer, les députés ont adressé 20.000 questions écrites aux membres du gouvernement, pour "faire du chiffre", avec parfois pour seul horizon l'élection suivante. Ce n'est pas tenable! "Travailler mieux, poursuit-il, c'est avant tout concrétiser notre engagement à débattre en allant au fond des choses avec l'exigence de contribuer à l'intérêt général."

L'occasion sera donc donnée mercredi d'en faire la nécessaire démonstration.

Nos partenaires