Les grands-parents des victimes se constituent partie civile 3 ans après les faits

29/02/16 à 09:47 - Mise à jour à 09:47

Source: Belga

(Belga) Le procès de Rita Henkinet et de son frère Benoît Henkinet a repris lundi matin devant la cour d'assises de Liège. Un nouveau rebondissement est intervenu en début d'audience lorsque deux nouveaux avocats ont pris place sur les bancs des parties civiles pour représenter une nouvelle partie au procès.

Les grands-parents des victimes se constituent partie civile 3 ans après les faits

Les grands-parents des victimes se constituent partie civile 3 ans après les faits © BELGA

La nuit du 1er au 2 mars 2013, Rita Henkinet avait mis fin aux jours de ses deux enfants handicapés, Arnaud (24 ans) et Audrey (26 ans). Cette ancienne infirmière de profession âgée de 57 ans avait fait absorber à ses enfants un cocktail de médicaments et les avait ensuite étouffés à l'aide de couvertures. Son frère Benoît est suspecté de lui avoir apporté son aide. Alors qu'une semaine entière de procès s'est déjà écoulée, deux avocats ont déposé à l'audience une nouvelle constitution de partie civile. Me Jean-Luc Dessy et Me François Dessy représenteront désormais lors des débats les grands-parents paternels des deux victimes. Ils réclament un dommage évalué à 100.000 euros. La défense, Me Alexandre Wilmotte, s'est étonnée de cette constitution de partie civile très tardive puisqu'elle intervient trois années après les faits et alors qu'une semaine complète de procès s'est déjà déroulée. La défense a souligné que les grands-parents n'ont jamais été mêlés à l'enquête. L'avocat s'est interrogé sur les véritables raisons de cette démarche des avocats apparus en cours de procès. De nouveaux devoirs, relatifs à cette constitution tardive, pourraient être sollicités par la défense. Après avoir réalisé un second malaise vendredi soir en fin d'audience, Rita Henkinet a fait sa réapparition sur le banc des accusés. (Belga)

Nos partenaires