Les frères El Bakraoui étaient dans les fichiers anti-terroristes américains

25/03/16 à 09:15 - Mise à jour à 09:13

Source: Afp

Les noms des deux frères Khalid et Ibrahim El Bakraoui, qui se sont fait sauter dans le métro et à l'aéroport de Bruxelles, figuraient dans les fichiers anti-terroristes américains, selon la chaîne de télévision américaine NBC.

Les frères El Bakraoui étaient dans les fichiers anti-terroristes américains

Les frères El Bakraoui © DR

La chaine américaine cite deux responsables américains anonymes, qui "n'ont pas précisé dans laquelle des nombreuses" bases de données ou listes américaines figuraient les deux frères, a précisé NBC.

Le centre national anti-terroriste américain (NCTC), qui coordonne toutes les informations des services de renseignement américains sur des extrémistes potentiels, n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP à ce sujet.

Les deux frères de nationalité belge étaient des caïds endurcis des faubourgs bruxellois et avaient été tous les deux condamnés à de la prison pour des vols ou braquages.

Ibrahim El Bakraoui, qui s'est fait sauter à l'aéroport de Bruxelles, avait été expulsé en juillet par la Turquie vers les Pays-Bas, selon le ministère néerlandais de la justice. Il avait été arrêté en juin par les autorités turques près de la frontière syrienne.

Les autorités turques avaient prévenu La Haye de l'expulsion par note déposée dans un portail électronique, mais cette note "ne présentait absolument aucune information ou clarification" sur les personnes expulsées, selon le ministère néerlandais.

Khalid El Bakraoui, qui s'est fait sauter dans le métro de Bruxelles, était recherché dans l'enquête sur les attentats de Paris pour avoir loué sous un faux nom un logement à Charleroi utilisé par certains assaillants du 13 novembre.

Il était visé depuis le 11 décembre par deux mandats d'arrêt, international et européen, délivrés par les juges d'instruction parisiens chargés d'enquêter sur ces attentats ayant fait 130 morts à Paris et Saint-Denis.

Les autorités belges ont été accusées de laxisme dans la lutte antiterroriste après les attentats de mardi, qui ont fait 31 morts et 300 blessés, suivant un bilan provisoire.

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