Les FDF amorcent "un redéploiement ambitieux" du parti

13/09/15 à 13:10 - Mise à jour à 15:59

Source: Belga

Les FDF se choisiront un nouveau nom le 13 novembre, a annoncé dimanche le président, Olivier Maingain. D'ici là un débat commencera dans les sections du parti. Les amarantes entendent investir le terrain du libéralisme social sans pour autant oublier le combat en faveur des droits des francophones, à l'origine de la création du FDF il y a un demi-siècle.

Les FDF amorcent "un redéploiement ambitieux" du parti

Olivier Maingain © Belga

"Le moment est venu de réaliser un redéploiement ambitieux de notre parti", a lancé M. Maingain devant les militants réunis à Woluwe-Saint-Lambert. Le président des FDF depuis 1995 veut retrouver l'"audace" des fondateurs. "Nous sommes des libéraux sociaux", a-t-il proclamé avant de réduire le clivage gauche-droite à une "confrontation stérile".

Les FDF veulent conjuguer l'esprit d'entreprise et la justice sociale en cultivant l'indépendance à l'égard des structures traditionnelles. "Nous, on ne dépend pas d'une officine syndicale, d'une mutuelle ou d'une alcôve patronale", a souligné le ministre bruxellois Didier Gosuin qui a pris soin de démarquer le libéralisme voulu par le FDF du "libéralisme austéritaire version MR/N-VA".

Un mois après le choix d'un nouveau nom, les FDF tiendront un congrès doctrinal, le 13 décembre.

Outre le libéralisme social, le président des amarantes a mis en avant l'engagement européen de son parti, même s'il ne dispose d'aucun représentant à Strasbourg. "Toute l'histoire de notre parti nous rappelle que c'est l'idéal d'une Europe plus forte, plus solidaire, plus unie qui conduit notre réflexion et notre action politique", a-t-il dit.

Le futur nom ne devrait plus mentionner l'identité francophone du parti. Le FDF continuera toutefois à attacher une importance particulière au sort des francophones de la périphérie bruxelloise et de Flandre.

"Il ne s'agit pas d'une lubie d'excité communautaire", a assuré la vice-présidente de la section des francophones de la périphérie, Sophie Rohonyi. "On ne peut plus accepter que l'on se serve du fédéralisme pour diminuer nos droits linguistiques et politiques."

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