Les Etats-Unis doivent rester engagés dans la lutte contre le réchauffement

12/01/17 à 01:53 - Mise à jour à 01:55

Source: Belga

(Belga) Le futur chef de la diplomatie américaine nommé par Donald Trump, l'ex-PDG du géant pétrolier ExxonMobil Rex Tillerson, a jugé "important" mercredi au Congrès que les Etats-Unis restent engagés au niveau international pour affronter les menaces posées par le réchauffement climatique.

"Je pense qu'il est important que les Etats-Unis gardent un siège autour de la table, la réponse aux menaces du changement climatique exigeant une réponse globale", a-t-il déclaré en réponse à une question lors de son audition par la commission des Affaires étrangères du Sénat, qui doit le confirmer comme secrétaire d'Etat. "Aucun pays ne peut régler seul ce problème", a ajouté M. Tillerson, signalant ainsi être favorable au maintien des Etats-Unis dans l'Accord de la COP21 conclu à Paris en décembre 2015 entre 195 pays et dans lequel le président Barack Obama a joué un rôle clé. Il a toutefois dit plus tard durant cette audition que la science du climat "n'était pas concluante", ajoutant que le fait de garder "un siège à la table" internationale permettrait "de juger du niveau d'engagement des autres pays signataires de l'accord de Paris et d'ajuster le cas échéant le notre en fonction". Les déclarations de M. Tillerson sont ainsi aussi floues que celles de M. Trump sur ce sujet. Le président élu, un climato-sceptique, avait dit durant sa campagne qu'il voulait retirer les Etats-Unis de l'Accord de Paris. Mais il a nuancé cette position après son élection en se déclarant "ouvert sur cette question". M. Tillerson a indiqué mercredi que "le président élu lui avait demandé ses opinions sur le changement climatique". "Je suis impatient de les lui exposer si je suis confirmé ainsi que les politiques que les Etats-Unis devraient suivre dans ces domaines", a-t-il ajouté. Interrogé sur la possibilité que le réchauffement ne conduise à des conflits, M. Tillerson a répondu qu'il "ne voyait pas de menace immédiate à la sécurité nationale que peut-être certains perçoivent." Les propos de M. Tillerson ont été bien accueillis par des environnementalistes. "C'est encourageant que M. Tillerson reconnaisse que le changement climatique requiert une réponse globale et que les Etats-Unis devaient rester à la table", a réagi David Waskow, un responsable du World Resources Institute, une ONG de Washington. Mais, a-t-il ajouté dans un communiqué, "il doit aller plus loin et en qualité de chef potentiel de la diplomatie américaine, M. Tillerson devrait comprendre que les Etats-Unis doivent être un leader contre le changement climatique et honorer leurs engagements internationaux" dans la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre. A l'occasion de l'entrée en vigueur de l'accord en novembre, Exxon-Mobil, alors dirigé par M. Tillerson, avait estimé dans un communiqué que cet accord était "un pas important par les gouvernements du monde pour répondre aux risques graves posés par le changement climatique". (Belga)

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