Les enfants belges moins satisfaits de leur vie que la moyenne de l'OCDE

15/10/15 à 13:39 - Mise à jour à 13:41

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) vient de publier un bilan de la qualité de vie intitulé "Comment va la vie" dans ses 34 pays. Le rapport pointe la situation dramatique des enfants démunis.

Les enfants belges moins satisfaits de leur vie que la moyenne de l'OCDE

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Comme le souligne le quotidien De Standaard, la pauvreté des enfants a augmenté dans deux tiers des pays de l'OCDE depuis la crise économique de 2008. Un enfant sur sept grandit dans la pauvreté et un sur dix fait partie d'un ménage où personne ne travaille. D'après le rapport, les enfants paient le prix de l'inégalité croissante.

Si en matière de pauvreté des enfants, la Belgique se situe en dessous de la moyenne de l'OCDE, il y a tout de même 1 enfant sur 8 qui vit dans l'indigence alors qu'en Allemagne se taux s'élève à 8,1%, et qu'en France et aux Pays-Bas, ce chiffre est de 10 à 11%.

Le rapport souligne les conséquences dramatiques de ces inégalités croissantes. Ainsi, les enfants qui grandissent dans une famille aisée sont souvent en meilleure santé et plus épanouis à l'école que leurs camarades moins favorisés. Sans surprise, ces derniers se montrent moins satisfaits de leur vie que leurs congénères plus aisés.

Culture de la peur

Les jeunes belges de 11, 13 et 15 ans se disent moins satisfaits de leur vie que la moyenne de l'OCDE et notamment que leurs voisins néerlandais. Interrogée par le quotidien De Morgen, Marijke Bisschop, une pédagogue néerlandaise qui travaille en Belgique, n'est pas étonnée de ces résultats. "Aux Pays-Bas, il y a une culture de la conversation, en Belgique une culture de la peur. Du coup, il est difficile d'être satisfait".

L'OCDE pointe également les différences de prestations scolaires entre les enfants issus d'un milieu socio-économique aisé et leurs camarades les plus défavorisés. Cet écart est nettement plus important que la moyenne de l'OCDE alors que, comme le souligne De Standaard, le niveau de formation exerce un impact perpétuel sur l'emploi, la santé et le bien-être.

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