Les discriminations envers les Roms persistent dans les Balkans malgré quelques progrès

09/04/18 à 14:34 - Mise à jour à 14:36

Source: Belga

(Belga) De plus en plus d'enfants Roms ont accès à l'enseignement obligatoire dans les pays des Balkans de l'ouest, mais la population Rom en général est deux fois plus exposée au chômage que les autres habitants, ressort-il d'un rapport du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et la Banque Mondiale, publié lundi au lendemain de la Journée internationale des Roms.

Cette étude s'est penchée sur les populations de Roms en Albanie, Bosnie-Herzégovine, Macédoine, Serbie et Kosovo. "De nombreux Roms ont maintenant accès à l'école dès l'enfance. Mais quand ils sont en âge de travailler, beaucoup se retrouvent exclus", commente Rastislav Vrbensky, directeur du bureau régional du PNUD pour l'Europe. Le taux d'achèvement des études des Roms dans ces pays reste également à la traîne, en particulier en ce qui concerne les filles. La part de jeunes Roms âgés de 18 à 24 ans sans emploi est importante, allant jusqu'à 73% en Serbie et 86% en Bosnie-Herzégovine. Pour les jeunes femmes, ce taux grimpe à 81% en Macédoine et 93% au Monténégro. Depuis 2011, des progrès ont toutefois été constatés dans plusieurs domaines, pointe le rapport. Dans la plupart des pays des Balkans de l'ouest, les habitants Roms ont ainsi accès à la collecte des déchets (75% en Serbie, 94% en Macédoine et Albanie) et vivent moins qu'avant dans des habitations surpeuplées, même si les écarts restent importants par rapport au reste de la population. Autre évolution positive: le nombre de Roms ayant un certificat de naissance et une carte d'identité a aussi augmenté dans la plupart des pays ciblés par l'étude. Par contre, ils sont encore nombreux (10% en Macédoine et plus de la moitié des Roms en Albanie) à vivre dans des zones où les logements ne disposent pas d'eau courante et sont par ailleurs de moins en moins à se déclarer en bonne santé. Tous ne vont pas non plus dormir le ventre plein. "Il ne reste que 12 ans pour boucler l'Agenda 2030. Il est temps de redoubler d'efforts pour que personne ne soit laissé de côté", conclut Rastislav Vrbensky. (Belga)

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