Les deux journalistes étrangers arrêtés au Burundi libérés sans inculpation

29/01/16 à 17:24 - Mise à jour à 17:24

Source: Belga

(Belga) Deux envoyés spéciaux du quotidien français Le Monde, le Français Jean-Philippe Rémy et le Britannique Phil Moore, arrêtés jeudi au Burundi, "en compagnie", selon les autorités de "criminels armés", ont été libérés vendredi sans inculpation après leur audition par le Parquet, a annoncé l'ambassadeur de France à Bujumbura.

"Ils ont été libérés. Aucune charge n'a été retenue contre eux", a annoncé l'ambassadeur de France à Bujumbura, Gerrit Van Rossum, précisant que leur équipement professionnel ne leur avait pas été rendu dans l'immédiat. Jean-Philippe Rémy, 49 ans, est le correspondant régional pour l'Afrique du Monde. Phil Moore, 34 ans, est un photographe indépendant, travaillant régulièrement pour l'AFP. Outre Le Monde, il a également effectué des reportages pour The New York Times, The Guardian, ou Der Spiegel. "Phil Moore et Jean-Philippe Rémy ont été libérés", a également indiqué l'Association des Correspondants étrangers en Afrique de l'Est (FCAEA), exprimant son "grand soulagement". Après une nuit passée au siège du Service national de Renseignement (SNR), où ils avaient été interrogés, les deux envoyés spéciaux avaient été déférés vendredi après-midi au Palais de Justice de Bujumbura pour y être entendus par le Parquet. Selon la police, ils avaient été arrêtés jeudi après-midi à Nyakabiga, quartier du centre de Bujumbura, où la police avait été informée que "des criminels tenaient une réunion". Le groupe s'est enfui mais la police a "rattrapé cinq personnes: 4 Burundais qui avaient deux pistolets et un Britannique", Phil Moore, avait expliqué un porte-parole de la police. "La police a été très surprise et s'est inquiétée de voir un journaliste, ayant toutes les autorisations de travailler au Burundi et qui donc n'avait rien à craindre de la police, courir et fuir", a-t-il ajouté, précisant que M. Rémy avait été interpellé lorsqu'il était venu demander des nouvelles de son collègue. Le ministère français des Affaires étrangères Laurent Fabius avait appelé vendredi "les autorités du Burundi à procéder à leur libération immédiate". Le Monde, l'AFP et de nombreuses organisations avaient également réclamé leur libération, affirmant que ces deux "journalistes chevronnés" n'avaient fait qu'exercer leur métier. (Belga)

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