Les comptes d'épargne "verts"

18/04/12 à 18:23 - Mise à jour à 18:23

Source: Le Vif

Si la gestion de fonds concerne une très grande partie de la politique ISR des institutions financières, de nombreuses banques proposent également des comptes d'épargne "verts".

Les comptes d'épargne "verts"

© Thinkstock

Mais le problème essentiel de ces comptes est qu'il est impossible de savoir précisément si les fonds confiés seront vraiment utilisés vers les domaines dans lesquels le client croit investir. Dans l'ensemble, si les carnets d'épargne "verts" représentent 2 % des dépôts, le banquier devra justifier un montant équivalent de prêts vers les activités durables.

"Les banquiers ne seront donc pas incités à faire beaucoup d'efforts commerciaux sur ces produits, car cela les obligerait à devoir justifier plus de prêts durables au niveau de leur bilan", souligne Bernard Bayot (Réseau financement alternatif). "Les facteurs durables et éthiques ont toutefois eu tendance à faire tache d'huile sur le reste des activités bancaires, et des critères plus stricts ont été imposés dans diverses grandes institutions". Chez BNP Paribas, il existe par exemple des restrictions pour financer certaines industries polluantes comme la production de charbon, ou les industries du papier utilisant de la chlorine. Mais dans l'ensemble, ces restrictions sont variables d'une institution à l'autre à une exception légale près : le financement des producteurs d'armes non conventionnelles.

"Il faudrait que les banques publient toutes les entreprises qui reçoivent de l'argent déposé sur des comptes d'épargnes ISR. Si Triodos le fait, pourquoi pas eux ? Comme il n'y a aucune transparence à ce niveau, il est difficile de savoir si l'argent déposé sur ces comptes part vers des activités durables, constate Frank Vanaerschot (Fairfin). Nous espérons que Triodos proposera prochainement des comptes à vue pour les particuliers, afin de pouvoir disposer d'une vraie banque durable qui pourrait entrer en concurrence avec les institutions plus traditionnelles."

FRÉDÉRIC LEJOINT

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