"Les choix budgétaires menacent le coeur même de l'Etat"

16/12/15 à 18:51 - Mise à jour à 18:51

Source: Belga

"L'insécurité à Bruxelles ne relève pas de la responsabilité des zones de police locale mais est le résultat d'années de désinvestissements dans la police fédérale, et de vos choix avec la N-VA", a estimé mercredi à la Chambre le président de DéFI Olivier Maingain à l'adresse singulière du MR.

"Les choix budgétaires menacent le coeur même de l'Etat"

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"Les choix budgétaires menacent le coeur même de l'Etat", a-t-il ajouté au lendemain de fortes critiques visant, au nord du pays, les zones de police bruxelloises après les attentats de Paris. D'aucuns avaient réitéré leurs appels à la fusion des zones.

Revenant d'une conférence des chefs de corps bruxellois, M. Maingain a fourni quelques exemples et quelques chiffres pour démontrer que ce ne sont pas les zones locales qui sont responsables de la situation, mais bien le désinvestissement dans la police fédérale.

Il y a dix ans, on comptait 1.400 hommes en soutien aux missions de la police locale bruxelloise, pour certains événements, notamment les manifestations. Il en reste aujourd'hui 166 au sein de la police fédérale pour ce type de missions, sachant qu'avec les jours de récupération et de maladie on peut compter sur une personne effective sur sept. Les six zones bruxelloises comptent elles 14 pelotons, soit 560 personnes pour ces missions.

Un jour, l'Union européenne signifiera à la Belgique que sa capitale ne sera "plus digne" d'accueillir en son sein les institutions si le pays n'est pas capable d'assumer la sécurité, a dit M. Maingain. Le député a dit avoir recueilli mercredi les témoignages de responsables des zones bruxelloises expliquant avoir dû parer au plus pressé pour faire face à l'indisponibilité du charroi de la police fédérale ou du carburant pour les hélicoptères, mesures d'économies oblige. D'autres ont dû se débrouiller pour emprunter à d'autres zones des gaz lacrymogènes. Lui et Mme Fonck ont également évoqué mercredi la démission des deux présidents de la commission permanente de la police locale, qui ont dénoncé l'absence de contact avec le ministre de l'Intérieur Jan Jambon.

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