'Les chiffres plaident pour le maintien des zones de police à Bruxelles'

01/12/15 à 20:39 - Mise à jour à 20:38

Source: Belga

Alors que le débat sur l'éventualité d'une fusion des zones de police bruxelloises est de nouveau remis sur la table par les représentants politiques flamands, les chiffres démontrent qu'une grande zone fusionnée ne permet pas une meilleure efficacité, estime Bernard Clerfayt (DéFI).

'Les chiffres plaident pour le maintien des zones de police à Bruxelles'

Illustration. © BELGA

Le député-bourgmestre de Schaerbeek, Bernard Clerfayt (DéFI), s'est livré mardi à une analyse actualisée de chiffres qu'il avait avancés en 2011. Selon lui, pour un coût policier identique, que l'on mesure les chiffres de la criminalité en faits absolus, en tendances ou en nombre de faits par habitant, la Région bruxelloise fait mieux qu'Anvers.

"Dans une étude réalisée en 2011, je comparais l'organisation de la police dans la Région de Bruxelles à celle des polices de quatre autres grandes villes de Belgique (Anvers, Gand, Liège et Charleroi). Je démontrais qu'il y a relativement peu de policiers en Région bruxelloise, que le coût de la police y est moindre que dans les autres grandes villes, mais surtout que la police y est plus efficace car la criminalité y est plus faible qu'ailleurs et en baisse. Les chiffres récents confortent l'étude réalisée en 2011", a souligné Bernard Clerfayt.

D'après l'élu Démocrate Fédéraliste Indépendant, le taux de criminalité pour 1.000 habitants a diminué de 22% à Bruxelles entre 2000 et 2014, et seulement de 6% à Anvers. Il a en outre augmenté de 3% à Gand. Le nombre de faits criminels a quant à lui diminué de 6% à Bruxelles, et augmenté de respectivement 8 et 15% à Anvers et Gand.

Le vrai débat devrait porter sur les moyens mis à la disposition de la police pour lutter contre le terrorisme et le grand banditisme. La police fédérale sur Bruxelles manque totalement de moyens, humains et financiers, une responsabilité qui incombe au ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA). C'est à son collègue de la Justice, Koen Geens (CD&V), de développer ses services pour que les personnes qui doivent faire l'objet d'instructions ou doivent être arrêtées le soient rapidement, a-t-il conclu.

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