Les Belges estiment qu'il faut rémunérer les artistes, mais peu sont prêts à payer

28/06/16 à 14:18 - Mise à jour à 14:18

Source: Belga

(Belga) Trois-quarts des Belges estiment qu'il est important de rémunérer les artistes musicaux, mais seuls quatre sur dix sont prêts à mettre la main au portefeuille pour de la musique, ressort-il d'une étude du bureau Profacts commandée par la Société belge des auteurs, compositeurs et éditeurs (Sabam), présentée mardi.

Les Belges estiment qu'il faut rémunérer les artistes, mais peu sont prêts à payer

Les Belges estiment qu'il faut rémunérer les artistes, mais peu sont prêts à payer © BELGA

La Sabam constate que la culture musicale aujourd'hui tend à évoluer vers une économie de l'expérience (concerts, etc.), et que "l'écroulement" des supports physiques se poursuit. Par ailleurs, l'étude montre que seuls 39% des Belges sont prêts à payer pour de la musique, tandis que 75% pensent qu'il faut que les auteurs soient rémunérés lorsque leur musique est utilisée, a détaillé Jérôme Van Wim, responsable communication de la Sabam. De plus, près de six Belges sur 10 (57%) trouvent qu'il est légitime que des entreprises ou commerces qui diffusent de la musique paient une redevance à cet effet. Mais "il n'y a pas d'équilibre entre la consommation et la rémunération des artistes". L'avènement de la culture du gratuit réduit la musique à un bien économique presque sans valeur", c'est pourquoi il est "capital à l'avenir que le transfert des habitudes qui se fait au détriment des auteurs et au profit des fournisseurs de service internet se corrige progressivement pour arriver à un modèle équilibré", plaide Jérôme Van Wim. La Sabam demande plus de clarté de la loi européenne. "Actuellement, la directive européenne sur l'e-commerce rend les fournisseurs de service irresponsables pour les contenus déposés par un tiers sur leur plateforme, ce qui les incite à penser qu'ils ne doivent rien payer. Or, le fait qu'ils soient non responsables juridiquement ne doit pas les dispenser de payer une rémunération lorsqu'ils placent de la publicité sur un contenu protégé par le droit d'auteur, puisque cela génère un revenu." "Le business model du streaming ne nous convient plus, il est temps qu'on le revoie pour qu'il soit plus en phase avec la réalité économique actuelle", conclut la Sabam. Pour cette étude, 1.015 personnes ont été interrogées sur leur expérience de la musique, ainsi qu'un autre échantillon de 300 entrepreneurs. (Belga)

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