Les avantages les plus courants

02/04/14 à 15:18 - Mise à jour à 15:18

Source: Le Vif

En quelques années, la gamme des avantages en nature s'est largement étoffée. Quels sont les plus répandus ?

Les avantages les plus courants

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En quelques années, la gamme des avantages en nature s'est largement étoffée. Quels sont les plus répandus ?

> L'assurance-groupe. Elle permet de se constituer un capital complémentaire pour la pension. C'est l'employeur qui effectue les versements, mais dans certains cas, l'employé participe également. Certaines entreprises prévoient la possibilité de verser la prime variable qu'ils accordent à leurs salariés dans une assurance-groupe. Son montant est alors lié aux résultats. L'assurance-groupe contient diverses garanties, dont les plus fréquentes sont l'épargne-pension, l'assurance hospitalisation, l'allocation d'incapacité de travail et les allocations en cas de décès. Selon la formule choisie, l'assureur peut couvrir l'employé seul ou toute sa famille. La contribution mensuelle que vous payez en tant qu'employé vous octroie une réduction d'impôts de minimum 30% et maximum 40%. Ceci n'est cependant valable que lorsque l'assurance-groupe fixe une rente à vie ou un capital en cas de décès. Les assurances hospitalisation ne rentrent donc pas dans le cadre de ce régime fiscal avantageux. Le capital épargné revient au travailleur, même s'il change d'employeur. Mais il n'est libéré qu'au moment de la retraite.

> Les voitures de société. Avec ou sans carte d'essence, la voiture de société reste profondément ancrée dans la culture de la réussite. Si elle est nécessaire pour les travailleurs hypermobiles, elle représente, pour beaucoup de cadres, un complément extra-salarial difficile à concurrencer. Environ 770 000 d'entre elles circulent aujourd'hui en Belgique. Ceux qui disposent gratuitement d'une voiture de société et ont le droit de l'utiliser à des fins privées bénéficient d'un avantage taxable. La valeur de cet avantage est désormais calculée sur la base du prix catalogue, des émissions de CO2 et de l'âge de la voiture. Si vous payez une contribution personnelle, elle sera déduite de l'avantage taxable. Seulement, dans les faits, pour 83 % des utilisateurs de voitures de société, l'impôt sur l'avantage de toute nature est plus élevé qu'il y a deux ans, a calculé LeasePlan. La première année d'utilisation, lorsque la voiture est toute neuve, l'ATN est même supérieur de 44 % en moyenne. Ce sont surtout les cadres inférieurs et les employés exerçant une fonction extérieure qui paient proportionnellement plus.

> Le "mobility pack". L'asphyxie des centres-villes oblige de plus en plus d'entreprises à opter pour une approche intégrée. Cette année, près d'une trentaine d'employeurs ont ainsi introduit un budget de "mobilité intelligente". Le principe : sur base volontaire, le salarié choisit ses modes de transport, à la carte, dans les limites d'un cadre financier. Il peut opter pour une voiture de société ou pour une combinaison entre une petite voiture et un abonnement aux transports en commun ou un vélo d'entreprise, parfois même électrique.

> Le plan bonus collectif. Un employeur peut accorder une prime à un groupe d'employés. Celle-ci bénéficie d'un traitement fiscal avantageux et doit être liée à la réalisation d'objectifs concrets, fixés à l'avance, collectifs et mesurables. Ils peuvent être d'ordre financier, comme la réalisation d'un certain chiffre d'affaires, ou sociaux, comme la réduction du taux d'absentéisme. A l'origine, son montant maximum était fixé à 2 200 euros par travailleur et par an. Il a progressivement évolué pour atteindre, en 2014, la somme de 3 131 euros brut par an.

> Les warrants. Certaines entreprises donnent le droit d'acheter une action donnée, à un prix fixé à l'avance. Ces "warrants" sont versés sur un compte investisseur ouvert au nom de l'employé. En pratique, l'employé peut revendre immédiatement ses warrants et récupérer le produit de la vente sur un compte bancaire. L'économie réalisée se situe surtout du côté de l'employeur qui évite le paiement de cotisations sociales et de pécule de vacances.

> Les outils technologiques. De plus en plus d'employeurs mettent à disposition de leurs cadres un smartphone, une tablette ou un ordinateur portable. Ils prennent alors en charge l'abonnement - avec ou sans participation des collaborateurs - voire les frais de connexion Internet à domicile. Si leur usage ne se limite pas à vos activités professionnelles, ils représentent un avantage taxable. Mais la sécurité sociale et le fisc appliquent des règles différentes : pour un PC, la cotisation ONSS sera de 13,07% sur un montant forfaitaire de 180 euros par an. Mais aux yeux du fisc, un smartphone ou une tablette ne sont pas un PC ou un portable. L'avantage est alors calculé à l'aide de la formule suivante : (prix d'achat de la tablette/durée de la mise à disposition) + coût de l'abonnement à Internet X % d'utilisation privée.

> Les chèques-repas. Remplacer les chèques-repas par une indemnité salariale... Voilà qui aurait bouleversé les habitudes de 1,6 million d'employés belges, habitués à ces bouts de papiers depuis presque 40 ans. Mais la proposition de loi qui visait à les supprimer a été rejetée. Seul leur format subira un lifting pour passer intégralement à la version électronique à partir du 1er janvier 2016. Le chèque-repas, dont la quantité accordée doit être égale au nombre de jours de travail prestés, restera donc un avantage parfaitement intégré. Avec, en prime, une durée de validité étendue à 12 mois.

> New age benefits. Ce sont des avantages ou des services de confort censés permettre au travailleur de conjuguer plus aisément vie professionnelle et vie privée. Il peut s'agir de services de lavage et de repassage, de garde d'enfants, d'abonnements de fitness ou d'un check up médical remboursé par l'employeur. Ces avantages ne font pas partie du noyau dur du package salarial, mais représentent plutôt la proverbiale cerise sur le gâteau.

> Eco-chèques. L'employeur peut donner annuellement à un employé un maximum de 250 euros sous forme d'éco-chèques. Objectif : faciliter l'achat de produits ou services respectueux de l'environnement.

> Chèques-culture. De la même manière, il peut accorder un maximum de 100 euros par an sous forme de chèques permettant de financer des activités sportives ou culturelles. Ces chèques sont exonérés de cotisations sociales et d'impôts.

> Chèques-cadeau. De plus, des chèques-cadeau peuvent être offerts à des occasions spéciales comme une naissance (50 euros), pour la Saint-Nicolas, Noël ou le Nouvel an (35 euros), un mariage ou une cohabitation (jusqu'à 200 euros) ou un départ en pension. A cet effet, l'employeur peut accorder 35 euros par année de service, avec un minimum de 105 euros et un maximum de 875 euros.

Rafal Naczyk

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