Les auteurs de fausses alertes à la bombe risquent jusqu'à deux ans de prison

06/02/15 à 13:59 - Mise à jour à 13:59

Source: Knack

Interrogé par Radio 1, le ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA) met en garde les "plaisantins" qui lancent de fausses alertes à la bombe. "Nous sommes résolus à retrouver et sanctionner ces personnes. Elles risquent de se voir infliger une peine très lourde".

Les auteurs de fausses alertes à la bombe risquent jusqu'à deux ans de prison

Jan Jambon © BELGA

Depuis que le niveau d'alerte a été rehaussé, on assiste aux déclenchements presque quotidiens d'alertes à la bombe. Pour autant qu'on sache, toutes les alertes se sont, heureusement, avérées fausses. Si cette recrudescence prouve la tension actuelle, il est évidemment possible qu'il s'agisse de mauvaises plaisanteries.

"Une alerte à la bombe déclenche tout une procédure et cela coûte très cher" souligne Jan Jambon. "Je voudrais faire comprendre aux plaisantins que les fausses alertes à la bombe sont sanctionnées de peines très lourdes. Nous sommes résolus à retrouver et punir ces personnes. Ces sanctions peuvent aller jusqu'à deux ans de prison. J'appelle les gens qui veulent se livrer à ce genre de mauvaises plaisanteries à réfléchir deux fois et à faire preuve de respect à l'égard de la société".

Travaux d'intérêt général

Juge de paix honoraire, Jan Nolf confirme que l'article 328 du Code pénal prévoit des peines de trois mois à deux ans de prison, éventuellement avec sursis, et une amende de 50 à 300 euros. "En cas de circonstances atténuantes, on inflige parfois des travaux d'intérêt général" ajoute-t-il.

Acte de malveillance

Cependant, Nolf nuance qu'il faut qu'il soit question d'"acte de malveillance". "Ces derniers temps, beaucoup de citoyens et les services de sécurité sont hypersensibles. Aussi est-il normal qu'il y ait davantage d'alertes, sans qu'elles s'avèrent nécessaires. Si vous agissez de bonne foi, la condition d''acte de malveillance' n'est pas remplie et le parquet n'engagera pas de poursuite, et même si c'est le cas, vous serez acquitté(e)".

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