Les armes chimiques déclarées par Damas ont été "détruites à 100%"

05/01/16 à 16:18 - Mise à jour à 16:18

Source: Belga

(Belga) La totalité de l'arsenal d'armes chimiques déclarées par la Syrie en 2013 a été détruit, a annoncé mardi l'organisation chargée de surveiller le processus, deux ans après la première évacuation de ces armes hors du pays.

L'organisation reste néanmoins très inquiète des accusations d'utilisation de gaz moutarde, sarin et de chlore au cours de la sanglante guerre civile syrienne, qui dure depuis près de cinq ans. L'arsenal "a été détruit à 100%", a indiqué le porte-parole de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), Malik Ellahi. "Cette destruction met fin à un chapitre important dans l'élimination du programme d'armes chimiques en Syrie", a affirmé le directeur général de l'OIAC, Ahmet Üzümcü. "Nous continuons de travailler afin de clarifier la déclaration syrienne et de répondre aux utilisations continues d'armes chimiques dans ce pays", a-t-il poursuivi. L'OIAC a précisé que les dernières 75 bonbonnes de fluorure d'hydrogène avaient été détruites dans un usine du Texas, aux Etats-Unis. "Le besoin d'inventer une solution technique pour traiter de bonbonnes dans des conditions détériorées et dangereuses ont retardé le processus", a ajouté l'OIAC. Selon les accords internationaux, les armes chimiques et leurs précurseurs (éléments entrant dans la composition des armes) devaient avoir été détruits pour juin 2014. Après une attaque chimique qui a tué des centaines de personnes dans la région de la Ghouta orientale, à l'est de Damas, en août 2013, la Syrie avait accepté de déclarer et de remettre son arsenal chimique dans le cadre d'un accord supervisé par l'OIAC. Au total, 1.300 m3 d'armes chimiques ont été saisies en Syrie, dont du gaz moutarde et du sarin. Une majorité, composée de gaz moutarde et sarin, avait été neutralisée sur un navire de la marine américaine avant d'être transformée en déchets, ou effluents, qui ont eux-même été détruits. Depuis, l'OIAC avait confirmé le 6 novembre que du gaz moutarde avait été utilisé en août et du gaz de chlore en mars, sans pour autant désigner de coupables. Un rapport rendu public lundi estime également que des personnes en Syrie ont pu être exposées à du gaz sarin ou à "une substance similaire". (Belga)

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