"Le Tribunal d'application des peines a fait son travail"

25/03/16 à 18:16 - Mise à jour à 18:16

Source: Belga

(Belga) Luc Hennart, le président du tribunal de première instance de Bruxelles a fait savoir, vendredi vers 17h00, que le tribunal d'application des peines (TAP) de Bruxelles n'avait rien à se reprocher concernant la fuite d'Ibrahim El Bakraoui alors qu'il était en libération conditionnelle, en juin 2015. Luc Hennart a néanmoins précisé que le ministère public avait la possibilité d'ordonner l'arrestation provisoire de l'intéressé dès le moment où il a su que celui-ci ne respectait plus les conditions de sa libération conditionnelle.

"Le Tribunal d'application des peines a fait son travail"

"Le Tribunal d'application des peines a fait son travail" © BELGA

"Tout s'est déroulé de manière parfaite au niveau du TAP de Bruxelles", a affirmé le président Luc Hennart, évoquant le cas d'Ibrahim El Bakraoui, l'un des kamikazes de l'aéroport de Zaventem. "Dès que l'assistant de justice a signalé, mi-juin 2015, qu'Ibrahim El Bakraoui ne s'était plus présenté à ses convocations, le ministère public a été averti, via un rapport dressé par l'assistant de justice, et il est alors le seul à pouvoir réagir", a expliqué le magistrat. "Le 28 juillet 2015, le ministère public a ainsi convoqué Ibrahim El Bakraoui à une audience. Celle-ci a été fixée au 18 août 2015 et l'intéressé ne s'est pas présenté. Suite à cela, le tribunal a rendu une décision, le 21 août suivant, qui révoquait la libération conditionnelle d'Ibrahim El Bakraoui. C'est alors seulement qu'il a fait l'objet d'un signalement et ce signalement incombe au ministère public", a exposé Luc Hennart. "Mais, le ministère public a aussi la possibilité d'ordonner l'arrestation provisoire de la personne dès qu'il a connaissance du fait qu'elle ne respecte plus ses conditions. Cette arrestation est alors valable pour sept jours et la justice doit ensuite confirmer ou non le mandat d'arrêt", a-t-il aussi précisé. (Belga)

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