Le SLFP Police déplore un "vendredi noir"

10/08/14 à 14:14 - Mise à jour à 14:14

Source: Le Vif

Le SLFP Police annonce "un automne chaud" dans le cas où le monde politique ne respecte pas ses engagements, notamment pour ce qui concerne les départs anticipés à la pension. Le syndicat intervient dans ce sens après un "vendredi noir", lors duquel trois drames sont survenus au sein de la police.

Le SLFP Police déplore un "vendredi noir"

© Imageglobe

Vendredi, un agent a été touché par deux coups de feu à Barchon. Le policier est entre temps hors de danger.

Vendredi encore, un policier a été fauché le long de l'A604 à hauteur de Grâce-Hollogne alors qu'il intervenait sur un accident de la circulation. Il se trouve toujours dans un état critique. Le permis de conduire du conducteur fautif a été retiré.

Enfin, un policier a mis fin à ses jours avec son arme de service dans un commissariat de Bruges.

Le SLFP Police souligne les difficultés inhérentes au métier de policier, autant pour ce qui concerne la charge psychosociale que pour son aspect périlleux.

Le syndicat fait également le lien avec l'arrêt prononcé par la Cour constitutionnelle en juillet qui annule la dispense dont bénéficiaient les policiers dans le cadre du régime de pensions. "Les policiers ne sont pas des fonctionnaires ordinaires et doivent bénéficier d'un âge avancé de pension", clame le syndicat.

Le SLFP demande aux représentants politiques de respecter leurs engagements envers les policiers, "sinon l'automne va être très chaud", promet-il.

Le front commun syndical se réunira dans une dizaine de jours pour évaluer la situation. "Si les politiques ne bougent pas d'ici deux semaines, les policiers pourraient descendre dans la rue dans la première semaine de septembre", prévient Vincent Gilles, président national du SLFP Police.

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